Et après le 29 septembre, on fait quoi ?

mardi 5 octobre 2010, par CGT-e

Et après le 29 septembre, on fait quoi ?

CONFEDERACIÓN GENERAL DEL TRABAJO
Secretariado Permanente del Comité Confederal
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www.cgt.es Madrid 5 septembre 2010

Le 29 septembre, nous, une partie très importante de la classe ouvrière d’Espagne, nous avons appuyé la grève générale. Et nous l’avons fait dans l’intention bien décidée d’annuler les mesures et les lois antisociales actuelles imposées par le gouvernement du PSOE [parti socialiste ouvrier espagnol].

Que nous soyons ou non d’accord avec les taux de participation publiés jusqu’à maintenant, il est certain que la grève générale a été soutenue par un nombre de travailleurs plus élevé que ce qui était attendu. Sans aucun doute, le travail réalisé pour la préparation de la grève et son déroulement représentent un succès pour l’ensemble des classes populaires.

Néanmoins, nous, la majorité des gens ayant appuyé cette journée de grève, nous ne sommes pas disposés à ce que notre effort militant contre cette Réforme du travail et le Plan de réajustement économique, soit manipulé et trahi lors de nouvelles séances de négociation reprenant les normes de ces mesures si nocives pour nous tous.

Nous ne pouvons consentir à ce que, en même temps qu’on est dans la rue pour l’annulation des lois, en parallèle, sur le dos des travailleurs et par le biais des faits accomplis, les organisations UGT-Commissions s’assoient pour négocier comment appliquer les réformes dans le cadre des mesures imposées.

Nous voyons tous comment, depuis la mise en œuvre du Plan de réajustement économique et de la Réforme du travail la seule chose que ces mesures et ces lois ont générée c’est davantage de chômage, comme le montrent les données fournies par le gouvernement lui-même, lui qui a répété jusqu’à la satiété qu’on allait créer des emplois avec cette réforme et l’élimination et la privatisation de plus en plus de services publics.

C’est pourquoi et en cohérence avec ce que nous disons et ce que nous faisons depuis maintenant deux ans comme Confederación General del Trabajo nous lançons un appel à l’ensemble des organisations sociales et syndicales du pays pour continuer à mobiliser dans le but d’éliminer la Réforme du travail et le Plan de réajustement économique.

Dans ces conditions, nous sommes dans l’obligation en tant que classe travailleuse à retourner dans la rue, pour profiter de l’impulsion de la grève générale, et continuer la mobilisation dans la durée jusqu’à ce que nous voyons réalisé l’objectif pour lequel la CGT et les autres organisations sociales et syndicales nous avons lancé cette grève générale.

Secretariado Permanente del Comité Confederal - CGT