1er mai 2011 : Contre la Crise, il est temps de passer à l’ACTION

jeudi 7 avril 2011

Indépendemment des aspects liés à l’Espagne, le schéma général me semble utile ailleurs (de l’Argentine à la Tunisie).

Frank 07.04.11.

1er mai 2011 : Contre la Crise, il est temps de passer à l’ACTION

Le 1er mai est une date particulièrement symbolique pour la classe ouvrière du monde entier. Elle nous rappelle et nous fait récupérer la lutte héroïque de travailleurs et d’ouvrières assassinés par le patronat à Chicago parce qu’ils exigeaient la journée de huit heure, en l’an 1886.

Aujourd’hui nous les travailleurs femmes et hommes nous devons poursuivre la lutte avec la même virulence car l’attaque que nous subissons de la part du capital rappelle la sauvage conduite du patronat du XIX siècle.

La classe ouvrière, les classes populaires, les collectifs sociaux les plus défavorisés, les femmes, les immigrés, la jeunesse, les personnes âgées, les étudiants, le peuple, nous tous, nous subissons en première ligne l’exploitation professionnelle et sociale, la perte des droits les plus élémentaires, l’exclusion, la précarité, les boulots intérimaires, la marginalité, le chômage... dans un système capitaliste soutenu et géré par les gouvernements et les hommes politiques professionnels, les patrons, les grandes multinationales et le syndicalisme institutionnel qui nous vend misérablement pour quelques miettes.

Ces gens rabaissent et réduisent toute sorte de droits professionnels, sociaux, syndicaux et humains. Aujourd’hui nous devons travailler plus pour toucher moins, nous devons travailler davantage d’années pour avoir droit à une retraite publique inférieure, on nous obligent à signer des contrats en blanc pour pouvoir nous licencier aisément et sans indemnisation, après avoir supprimé la référence aux conventions collectives qui étaient un frein aux excès et aux abus des entreprises.

Nous ne pouvons continuer à supporter que la politique économique et antisociale soit décidée par Zapatero et son gouvernement, ainsi que les grands chefs d’entreprise du pays, comme s’ils étaient les maîtres de nos vies, tout cela sans aucune légitimité démocratique.

Nous les femmes et les hommes de la CGT, nous disons non à cette société violente, machiste et agressive. Non à cette société de ségrégation, de racisme et de xénophobie. Non à ce système de consommation et développement qui fait passe en premier les intérêts privés, les plus-values, la compétitivité, la productivité, avant les droits de l’homme et la vie elle-même, en acceptant les accidents du travail comme un fait naturel, qui nous utilise comme de simples marchandises.

Nous disons non à un système qui censure la liberté d’expression, la liberté de communication, la liberté d’association, en privatisant les services publics, en négociant avec les dictatures, en formatant une société à laquelle on impose l’oubli de sa mémoire historique, sans annuler les sentences franquistes, dont le fonctionnement se basait sur la peur et la répression envers ceux qui s’opposent et luttent pour la dignité, pour la justice sociale, pour la liberté.
En tant que syndiqués de la CGT nous disons non à l’énergie nucléaire car il n’y a aucune raisons d’accepter le risque le plus minime mettant en danger la vie des êtres humains et de la planète. Nous disons non à la guerre comme méthode de résolution de conflits et aux interventions militaires.

Pour la CGT il est temps de prendre la parole et de passer à l’action pour construire une société juste et libre. C’est le moment de la mobilisation sociale et sur le lieu de travail pour que ce soient les travailleurs et les ouvrières qui édifient de leur futur.

VIVE LE 1er MAI. Salut et anarchosyndicalisme

CGT d’Espagne, 6 avril 2011