Obama versus Bin Laden le crime comme symbole de justice et de démocratie

mercredi 4 mai 2011, par frank

Obama versus Bin Laden le crime comme symbole de justice et de démocratie

Les chefs d’État de nombreux pays (du premier et du tiers monde) et leurs medias officiels veulent nous laver le cerveau avec la grossière tentative de raisonnement que la mort de dix mille personnes dans les tours jumelles de New York est vengée par la mort de Bin Laden. Je dis au passage à propos du 11 septembre 2001 que s’attaquer à des gens désarmé comme s’il étaient les prétendus responsables de la politique militaire de leurs dirigeants est pure démence, comme celle des individus sans pitié qui se sont réjouis de ces morts.

Obama et ses admirateurs sont en train de réinstaller la justice maffieuse, nazie et bolchevique de tuer selon la couleur des idées, de l’origine sociale et ethnique, bien qu’ils s’en défendent. La preuve en est qu’ils se passent d’avocats, de juges enquêteurs et instructeurs pour cacher leurs objectifs de manipulation des masses.

Il me semble que les moyens actuels sophistiqués du contrespionnage (lumières aveuglantes et balles et bombes paralysantes) permettaient d’arrêter Bin Laden, comme ce fut le cas d’Eichmann en Argentine. Lors des procès à Nuremberg pour les dignitaires nazis, à Jérusalem pour Eichmann, il y eut des avocats, tout simplement parce que les imputés n’avaient pas d’alibi décent.

Bin Laden, au contraire, a été formaté par la CIA en Afghanistan pour entraîner des guérilleros et combattre avec eux contre les envahisseurs soviétiques. Ces derniers prétendaient apporter la réforme agraire et l’émancipation féminine : la même farce révolutionnaire de Napoléon pour justifier ses guerres de conquêtes dans la péninsule italienne, les pays de langue allemande et en Russie.

Bin Laden sur le ban des accusés et avec des avocats était un ennemi impossible à bâillonner, c’est pourquoi il a été assassiné.

Si nous, les citoyens lampistes, nous acceptons ce raisonnement, il comporte d’intéressantes conséquences sociales au quotidien.

Les banquiers responsables de la crise de 2008, avec le bilan de millions de chômeurs, de milliers d’entreprises en faillite, une foule de familles stressées pour toute leur vie, ne méritent-ils pas un tir dans le ventre et autre dans l’œil ?

Les dirigeants des grands laboratoires pharmaceutiques fabriquant des remèdes qui terrassent le sida, et ne voulant pas les vendre à prix bas à des millions d’Africains affectés, ne méritent-ils pas la même mort que Bin Laden ?

Quant aux responsables politiques de France, par exemple les deux derniers présidents de la République (le défunt Mitterrand et Chirac) et l’actuel Sarkozy et ses principaux assesseurs, simplement à cause de leur politique africaine de soutien aux multinationales susseuses de sang et aux dictatures, ne cherchent-ils pas depuis des lustres à être liquidés pour crime de lèse humanité ?

Les 25 enfants mourant tous les jours de faim et par carence de médicaments basiques (en réalité une centaine), comme le reconnaissent les partisans eux-mêmes du Modèle Kirchner, ce total de 9.125 enfants par an -depuis 2004-, n’est-ce pas là également un crime de lèse humanité qui doit être expié par des tirs dans la tête de la présidente de la République argentine et ses séides les plus proches ?

Elle est interminable la liste qu’il faudrait poursuivre. Et en fait, cette conception de la justice maffieuse, nazie et bolchevique est absurde et inapplicable.

Pour quoi ?

S’il fallait appliquer la loi de l’origine classiste au pied de la lettre, peu de marxistes léninistes demeureraient à commencer par Marx, Engels, Lénine et Trotsky. Staline, par contre, était de famille prolétaire, comme de très nombreux cadres ouvriers du Parti (en partie liquidés pour déviationnisme bourgeois). Et nous n’aurions pas non plus beaucoup d’anarchistes, sauf Proudhon et Makhno et une foule de paysans et d’ouvriers.

Si Bin Laden avait gagné, il est indubitable que sa société islamique (ignorante de l’islam tolérant ibérique durant des siècles) aurait fait usage de la justice style Obama, style Lénine et Hitler.

Mais la vie n’est ni blanche ni noire, ni très bien ni très mauvaise. Il existe des individus en partie naïfs, bipolaires et à moitié déséquilibrés, d’autres au cerveau lavé (comme dans les sectes athées ou religieuses), assez lâches et assoiffés de pouvoir quelle que soit l’idéologie, etc. Et tous ces gens ne peuvent être mis sur le même plan que des personnalités maniant leur intelligence uniquement et astucieusement pour le mal et le sadisme.

C’est pour cela que je considère que les médecins, psychologues, avocats et juges ont une fonction sociale indispensable lorsqu’ils agissent humainement et avec honnêteté. Ils offrent une occasion de rachat et appliquent purement et simplement la constatation populaire que l’erreur est humaine.

Et la société que nous nous efforçons d’édifier est pour tous et non pas pour liquider les personnes prétendument à tendances dissolvantes et aux mœurs “dissolus” (comme le firent les super écologistes qu’ont été les nazis).

Frank 03.05.11