Un petit quizz pour bien commencer l’année

mardi 3 janvier 2012, par CNT-f

Un petit quizz pour bien commencer l’année

La fin de la trève des confiseurs approche, aussi pour bien commencer l’année, la CNT propose un petit jeu :

Quel est le pays européen qui compte le plus de millionnaires ?

A : La France

B : La Suisse

C : L’Angleterre

Quel est le montant annuel des niches fiscales créant artificiellement des déficits ?

A : 50 milliards d’euros

B : 5 milliards d’euros

C : 500 millions d’euros

Dans quel pays les 0,5 % des foyers les plus riches sont-ils le moins soumis aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ?

A : La France

B : Les Etats-Unis

C : L’Angleterre

Alors ? Si vous avez coché triple A, vous avez gagné !

Et oui d’après les calculs du Crédit Suisse, c’est bien la France qui a le plus de millionnaires en Europe. De son côté, l’inspection des Finances décompte plus de 50 milliards attribués aux niches fiscales. Si une partie est constituée par des aides sociales, plus de la moitié profite aux plus riches ou est jugée inefficace par ce même rapport. A ces 50 milliards s’ajoutent les 30 milliards d’exonérations patronales. Pour rappel, les déficits cumulés des régimes de retraites et de la Sécu sont de 37
milliards d’euros pour 2010.

D’après une étude de l’économiste Thomas Piketty, le taux d’imposition des ménages les plus riches était le plus faible en France, avec un taux d’imposition de 21,5 %.

Effectivement, les richesses existent, le PIB de la France (la production des richesses) n’a jamais été aussi haut et la situation sociale actuelle est bien le résultat de choix dans la répartition des richesses.
Mais les exonérations salariales et fiscales ne sont pas le seul levier qui a permis la création des déficits qui servent aujourd’hui à liquider les différents avantages sociaux.

En effet depuis 30 ans, le poids des salaires dans le PIB a diminué de plus de 10 %. C’est à dire que si la répartition du gâteau des richesses produites était resté la même, aujourd’hui il y aurait plus de 120
milliards d’euros supplémentaires distribués aux revenus du travail. utant de salaires et de cotisations sociales en plus. Car aujourd’hui ces 8% existent toujours, mais, par les conditions imposées par le patronat et le pouvoir politique, ils sont revenus à la rémunération des dividendes et aux revenus du capital. Ces 8% de PIB se retrouvent par exemple dans les plus de 40 milliards de bénéfices reversés en 2010 par le simple CAC 40.

Bref, la nouvelle crise imposée par les tenants des pouvoirs économiques et politiques est une nouvelle excuse pour nous soumettre un peu plus aux lois du marché. Une autre répartition des richesses est possible et il est urgent d’organiser une riposte sociale d’envergure. En ce début d’année 2012, la CNT poursuivra donc sa campagne « Pour une répartition égalitaire des richesses ! » afin de convaincre la population de la possibilité d’imposer une autre politique.

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

Site Internet : www.cnt-f.org
Courriel : relations-medias@cnt-f.org
Téléphone : 06 61 57 16 96

LA CNT C’EST QUOI ?

UN SYNDICAT ! Parce que cette forme d’organisation englobe à la fois le champ économique, politique, social et culturel. Parce qu’elle est directement issue du peuple et qu’elle représente ses intérêts.

DE COMBAT ! Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement aux intérêts du capitalisme. Parce que les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation.

AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les décisions doivent être prises à la base. Parce que nous appelons à l’auto-organisation des luttes.

SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies (salaires, fonctions, statuts) s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Parce que seules la réflexion et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le
corporatisme.

ANTICAPITALISTE ! Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les services, nous devons les orienter pour le bien de toute la collectivité et non pour l’ambition démesurée de quelques-uns. C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre... Un projet révolutionnaire.

PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE À TA PLACE, QUE PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE !