1 Mai 2012 Contre la réforme du travail, les pertes des acquis et le Pacte social

mardi 24 avril 2012, par CGT-e

1 Mai 2012 Contre la réforme du travail, les pertes des acquis et le Pacte social

(Tract de la CGT-e, le premier paragraphe vient du tract de la CGT-Catalunya)

Le 1er mai nous commémorons la lutte que nous, des millions de femmes et d’hommes nous maintenons depuis toujours : la défense de la dignité et les droits de la classe ouvrière. Ce jour-là, nous nous souvenons de la lutte de 1886 à Chicago pour la journée de 8 heures qui entraina l’assassinat de cinq travailleurs anarchistes. Depuis il y a eu de nombreuses conquêtes que nous avons arrachés aux employeurs : la reconnaissance du droit au travail, à la sécurité et à la santé sur les lieux de travail, la négociation collective, des conditions de travail dignes ..., même s’il reste un long chemin à parcourir et à récupérer.

Le capitalisme du XXI siècle a atteint son développement maximum et de mondialisation et il accentue ses niveaux d’exploitation de la classe ouvrière sur le plan mondial, en essayant de nous faire revenir à des conditions de semi-esclavage des siècles passés, en nous privant des droits qui nous coûtés tant d’efforts et de vie.

Dans notre pays, la perte des droits est de plus en plus importante et la réforme du travail, les pertes des acquis et le Pacte social représentent l’attaque définitive. Le droit au travaille n’existe pas. Le salaire, les vacances, la sécurité, la mobilité, les fonctions, notre repos, la santé ... tout est décidé par le chef. Nous avons perdu le droit à une retraite décente, la stabilité de l’emploi. On baisse nos salaires, on nous licencie, on nous prend notre logement, on laisse sans ressources pour survivre. Les services publics sont privatisés, tout en réduisant les dépenses sociales pour que l’éducation, la santé ou les soins, par exemple, ne soient garantis que pour ceux qui peuvent se les payer.

Pour changer tout cela, la CGT a déjà appelé à deux grèves générales. Et elle continuera à se battre, comme jusqu’à maintenant, d’habitude, dans les rues, les entreprises, par secteur, par province, à travers tout le pays. Nous devons continuer à nous battre, à agir dans la rue, nous devons appeler à d’autres manifestations et à une nouvelle grève générale jusqu’à atteindre nos objectifs, parce que la lutte est le seul moyen de récupérer tout ce qu’on nous a volés ces dernières années en raison de la crise économique causée par les riches et les puissants.

Aucun des droits que nous avons eus jusqu’à présent ne nous a été donné par personne, nous avons dû nous battre pour les obtenir. Par conséquent, il faut les maintenir pour que les générations futures le sachent, qu’elles continuent à les défendre et à les accroître.

Nous les travailleurs femmes et hommes, les classes populaires, les organisations sociales, le mouvement des étudiants et de jeunesse, les assemblées populaires, le 15 Mai, le mouvement dans les quartiers, les plates-formes des locataires expulsés, les assemblées des personnes au chômage ... nous sommes les protagonistes de la nouvelle société que nous voulons construire sur une base de justice sociale, de liberté, de participation, d’égalité, d’entraide et d’autogestion. Nous devons travailler ensemble pour atteindre ces objectifs.

Nous allons récupérer les droits qu’on nous a enlevés, le droit de travailler, d’avoir un salaire, une retraite et un logement digne, des services publics de qualité et gratuits pour toute la population, nous allons empêcher que quelques riches sans scrupules nous manipulent et nous exploitent pour que nous faire travailler pour eux et humiliés par eux.

Vive le 1er mai !

Vive la lutte de la classe ouvrière !