Le pouvoir fête ses 50 ans de l’indépendance algérienne en essayant d’écraser toute opposition

jeudi 5 juillet 2012, par CGT-e

Le pouvoir fête ses 50 ans de l’indépendance algérienne en essayant d’écraser toute opposition

(Résumé d’information du 05.07.12 de la CGT espagnole)

5 membres du comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) ont été arrêtés aujourd’hui par les services de sécurité d’État, en civil, à Alger alors qu’ils se préparaient à aller à faire une diffusion de tracts.

Après le rassemblement ce jour le 5 juillet, 50me anniversaire de l’Indépendance, 40 jeunes universitaires, diplômés, chômeurs et 4 femmes du SOCS, association s’occupant des disparus, ont été arrêtés par la police pour avoir remis en cause de façon pacifique les pouvoirs publics et les inégalités existantes.

C’est ainsi qu’est célébrée l’indépendance de la part des autorités algériennes corrompues : en bâillonnant son peuple afin qu’il n’exige pas son authentique indépendance : vivre avec la justice, la liberté et la dignité.

Grève de la faim des employés de la Justice affiliés au SNAPAP (Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique)

Après 52 jours de grève de la faim le 25 Juin, les travailleurs du secteur de la justice ont décidé d’arrêter la grève, à l’exception Ghdia Mourad, président de la Fédération nationale des travailleurs de la justice SNAPAP, qui poursuit sa grève la faim commencée le 6 mai. Alors que les autres grévistes de la faim d’autres, surtout les femmes, ont décidé de geler temporairement la grève de la faim pour effectuer d’autres actions de protestation, Mourad Ghdia veut continuer tant qu’elle le peut, malgré les risques sur sa santé.

Persécution syndicale

Un autre exemple est le cas de Saad Bourekba, technicien en informatique au tribunal de Sétif et membre du comité fédéral des travailleurs du secteur de la Justice, membre du SNAPAP U Du fait de sa participation à la grève générale dans le secteur, suivie par 95% travailleurs, il a été suspendu sans salaire, sans préavis écrit, tel que le requiert la loi. Voyant que Saad Bourekba ne cédait pas cette répression administrative, les autorités ont eu recours à la répression judiciaire. Accusé d’avoir détérioré le réseau informatique du tribunal pendant la grève des 16 et 17 avril, d’avoir divulgué des documents secrets, et appelé à la grève, il a été arrêté et emprisonné par ordre du tribunal de Sétif. Après douze heures de garde a vue, il a été placé liberté provisoire l’obligation de se présenter trois fois par semaine au commissariat de police de Sétif.

Algérie : Halte aux arrestations, intimidations des militants des droits humains et des syndicalistes !

Rassemblement devant l’ambassade d’Algérie en France, 50 rue de Lisbonne 75008 Paris - Métro Monceau (ligne 2), mercredi 04 Juillet 2012 à partir de 18h.

La machine répressive du régime s’emballe. Pas un jour ne passe sans nous apprendre de nouvelles arrestations et intimidations des militants et défenseurs des droits humains.

Ces arrestations et ces intimidations répétées de la part du régime ne sont pas le fait du hasard. Après avoir réussi à imposer ses pseudo-réformes sans aucune forme de concertation crédible et plurielle, ni de volonté d’ouverture démocratique - des pseudo-réformes qui ont fini par achever tout espoir dans la capacité de ce régime à se réformer lui-même et qui ont consacré l’encadrement administratif et autoritaire de la société dans tous les domaines -, après des élections législatives qui n’ont suscité aucune adhésion populaire remarquée, aujourd’hui le pouvoir tente de mener à son terme la normalisation autoritaire de la société, en s’attaquant aux militants des droits de l’homme et aux syndicalistes pour les isoler de la société et pour empêcher l’émergence de toute alternative politique démocratique. Il utilise l’appareil judiciaire - censé être indépendant et impartial - dans sa politique de harcèlement et d’intimidation contre des militants actifs de la société civile.
Le pouvoir, qui présente sur sa façade internationale un « bilan positif » en matière de libertés fondamentales, s’acharne à étouffer toutes protestations pacifiques, en réprimant sur le terrain les actions de contestation non violentes - des actions qui ne relèvent que des droits reconnus par la Constitution et par les conventions internationales ratifiées par l’Algérie sur la liberté d’expression et de réunion.

Le régime s’apprête à dépenser des fortunes pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’indépendance pour encore essayer de nous enfermer dans le piège des mémoires écrans. Celles qui cachent, la soif de justice et de liberté de notre peuple qui s’est soulevé contre le colonialisme pour jouir de sa citoyenneté et de sa liberté.
Nous refusons le huis clos dans lequel le régime tente de nous enfermer.

Nous appelons toutes les organisations, politiques, associatives, des droits de l’homme, et les individus à exprimer leur solidarité et leur condamnation de ces attaques répétées contre les syndicalistes autonomes, les militants et défenseurs des droits humains en Algérie.

Soyons nombreux pour un :
Rassemblement devant l’ambassade d’Algérie en France,
50 rue de Lisbonne 75008 Paris - Métro Monceau (ligne 2)
Mercredi 04 Juillet 2012 à partir de 18h.
Nous exigeons :

La libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed Smain, membre de la LADDH, ligue algérienne des droits de l’homme de Relizane ;

L’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre de tous les militants et défenseurs des droits Humains ;

L’ouverture d’un dialogue de la part des autorités du pays avec les greffiers grévistes de la faim ;

Premiers signataires :
Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA), Vérité et Justice pour l’Algérie (VJPA), Association APEL-Egalité, Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), Collectif des Jeunes Algériens en France (COJAF), Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), Mouvement des jeunes indépendants pour le c (MJIC), Front du changement national (FCN), Réseau d’Avocat pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDH), Syndicat National Autonome des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP), Union des étudiants algériens de France (UEAF), Arab Working Group for Media Monitoring (AWG-MM), Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC), Agence de promotion cultures et voyages (APCV), Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association des Etudiants Nords Africains de France (ENAF), Association des Marocains en France (AMF), Association marocaine des droits humains (AMDH Paris), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), Comité international de soutien au Syndicalisme Autonome Algérien (CISA), Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Forum Citoyen du monde a (FCMA), Forum Palestine Citoyenneté, Inter-collectif de solidarité avec les luttes des peuples du monde arabe (Inter-co), Ligue des Droits de l’Homme ( LDH), Manifeste des libertés, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche (PG), Parti communiste de France (PCF), Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), Mouvement Marocain 20 Février à Paris-IDF, Parti Socialiste Unifié (PSU Maroc), Réseau Euro Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH), Solidaritat per al Desenvolupament i la Pau (SODEPAU), Sortir du Colonialisme,