CHRONIQUE D’UNE LUTTE À L’UNIVERSITÉ DE MADRID UPM Universidad Politécnica de Madrid (23 Février 2013)

dimanche 24 février 2013

Un bel exemple de comment mener une lutte pour mettre à plat les problèmes et dénoncer les enseignants bossant dans des entreprises (sans doute de futurs apprentis escrocs).

Une situation qui ne paraît pas éloignée du quotidien d’autres pays européens et latino américains.

Frank, 24.02.13

CHRONIQUE D’UNE LUTTE À L’UNIVERSITÉ DE MADRID UPM Universidad Politécnica de Madrid (23 Février 2013)

Aujourd’hui samedi le licenciement de 301 camarades pairs a été annoncé. Il y a deux jours plusieurs travailleurs ont occupé, dont plusieurs de la CGT, après des et des rassemblements dans les jours précédents. Hier, les étudiants et le personnel de l’Administration et des Services (PAS) (le personnel non enseignant) a occupé le Rectorat et, malgré l’apparition de la police, l’UPM a dû reporter sa décision et ouvrir des négociations -une semaine !- (ce qui n’avait pas eu lieu jusqu’à présent) avec les représentants des travailleurs. Diverses proposition de réductions de salaire sont avancées pour éviter les licenciements. Mais les dirigeants de l’UPM disent que cela ne suffit pas ! La section syndicale CGT a une représentation de 22 % du personnel fonctionnaire non enseignant (1.200 travailleurs) et elle est la seconde force syndicale sur 4. La CGT a 15% dans le personnel employé non enseignant (1.200 travailleurs) et elle n’est pas représentée chez les professeurs. Les camarades pensent que cela ne sert à rien d’y être, car s’ils s’y présentaient, ils auraient un poids important, mais il n’y a que 10% des profs sur 3.200 qui votent ! C’est pour cela que ce n’est pas représentatif.

À l’heure actuelle, en plus de la représentation syndicale, il ya une plateforme de travailleurs de l’UPM où il y a des cégétistes à titre individuel (et pas d’autres syndicats). On a aussi le collectif APP, l’Assemblée populaire de la Polytechnique, lié à 15M, qui rassemble des étudiants, des profs et des travailleurs non enseignants (les profs et les non enseignants sont tous à la CGT). Cette plateforme est celle qui porte le poids des mobilisations. Jusqu’à présent, Une partie des investissement ont été coupés et l’administration présentent des mensonges pour la situation économiques.

La CGT a comme position qu’il ne s’agit pas que de faire face à une réduction significative du budget (contrôlé par le gouvernement du PP et de la Communauté de Madrid [même parti]), mais qu’il faut en profiter pour mettre à plat le fonctionnement de l’université et modifier les normes de fonctionnement (beaucoup de fonctions peuvent être exécutées par les enseignants eux-mêmes, au lieu d’avoir des « secrétaires » pour ce faire, et les travailleurs excédentaires peuvent exercer d’autres fonctions nécessaires plus qualifiés) et les structures organisationnelles (réduction des multiples départements (unités d’enseignement et de recherche : aujourd’hui il y en a 112 ! Alors qu’on en faire 30 ou 40 avec une réduction importante des postes de responsables qui touchent des salaires très élevés).

On aussi la réduction des postes de chef, l’unification des laboratoires, la fermeture des centres les week ends (maintenant ils sont ouverts à l’usage exclusif de certains profs que n’y vont pas en semaine, parce qu’ils se consacrent à LEURS TRAVAUX EN ENTREPRISES !). En definitive, il faut donner plus de compétences aux PAS, démocratiser la gestion, contrôler les résultats de la recherche avec des barèmes objectifs et non pas ceux des copains (aujourd’hui personne ne le fait sérieusement à l’université) et donner un rôle important aux étudiants qui pour la première fois se sont mobilisés pour les travailleurs, et non pour des intérêts corporatifs (Il est à noter que ce sont les étudiants d’ingénierie, d’informatique et d’architecture, qui sont l’élite des étudiants : Notes d’accès en fac élevées, qualifications professionnelles traditionnellement sécurisées (jusqu’à il y a deux ans ...!).

En bref, nous assistons à une expérience intéressante : au moment opportun, la CGT présentera aux travailleurs la limitation de la consommation familiale et individuelle, et sa gestion collective. Nous continuerons à vous informer ...