Communiqué de la rencontre de la coordination syndicale méditerranéenne

mercredi 20 mars 2013

Communiqué de la rencontre de la coordination syndicale méditerranéenne

TANGER LE 23 / 2 /2013 (transmis par la CGT-Andalousie, 20.03.13)

Le réseau des syndicats méditerranéens, réuni à Tanger le 23 février 2013, constate que la crise capitaliste sert toujours davantage de prétexte aux licenciements sauvages dans tous les pays, à une répression violente du mouvement syndical et social et une privatisation des services publics. L’exploitation de la classe ouvrière ne cesse de s’accroître partout dans le monde, nous ne pouvons que réaffirmer la nécessité de coordonner toujours davantage les forces sociales anticapitalistes qui luttent en ce moment sur tous les fronts.

Au Maroc, les syndicalistes combatifs (ves) continuent la lutte contre la répression de la part du pouvoir mais aussi par tous les relais que celui-ci peut utiliser au sein même de certaines organisations syndicales pour contrecarrer l’attaque du gouvernement contre les acquis et droits socio-économiques de la classe ouvrière. Dans ce cadre, la coordination appelle au soutien de la grève nationale et la marche organisée le 28 février par le mouvement syndical combatif marocain.

D’autre part, des étudiants, des ouvriers et des enchômagés viennent d’écoper de peines de prison pour avoir participé à des manifestations. Les manifestations et protestations en général sont aussi violemment réprimées. Un étudiant de Fès a été victime de cette violence, tué par les forces de l’ordre le 26 janvier. Les jugements sont dépourvus des conditions et de l’assurance d’un jugement juste. L’exemple des sahraouis d’azikim igdz, des étudiants et des jeunes du mouvement 20 février en est une illustration notable.

La coordination réitère son soutien au Mouvement 20 Février qui commémore sa deuxième année et qui continue de lutter pour une politique nationale d’ouverture démocratique et pour la dignité et la justice sociale pour le peuple marocain .

En Tunisie, on assiste à une montée en puissance d’agressions des syndicalistes et des militants des mouvements sociaux qui a culminé avec l’assassinat du militant Choukri Belaïd que la coordination condamne fortement. Les membres du réseau réaffirment leur solidarité avec le peuple tunisien qui lutte pour accomplir les objectifs de sa révolution. Nous assurons aussi toute notre solidarité aux militant-e-s de l’UDCT qui sont en train de mener un dur combat pour s’organiser et pour lutter contre la précarité et le chômage.

Le réseau condamne fortement le refoulement abusif et le traitement inhumain des militants des enchômagés marocains, tunisiens et mauritaniens par le régime algérien, invités par le SNAPAP pour une réunion préparative à la constitution de l’union maghrébine des enchômagés.

En Europe, la situation en Espagne, en Italie, en Grèce montre toute la violence que peut déployer le système capitaliste pour s’entretenir au détriment des travailleurs. Les luttes de la classe ouvrière en Europe montre la volonté de ne pas rester passif et de construire une riposte conséquente.