Barakat [ça suffit] la répression !

vendredi 6 février 2015, par Barakat

Une lumière contre l’obscurantisme issu d’une clique de prétendus révolutionnaires (sauf quelques brillantes exceptions, femmes et hommes, écartées des fonctions dirigeantes).

Frank, 06.02.15

Barakat [ça suffit] la répression !

(Reçu le 6 février 2015)

Dans sa logique de piétinement des principes démocratiques auxquels aspire le peuple algérien, le pouvoir illégitime déclenche une nouvelle vague de répression, qui touche encore une fois la classe militante de Laghouat. Après l’emprisonnement des défenseurs des droits de chômeurs il y a quelques mois, le système instrumentalise honteusement l’appareil judiciaire pour condamner d’autres militants, à savoir Khencha Belkacem, Brahimi Belelmi, Mazouzi Benallal, Azzouzi Boubakeur, Korini Belkacem, Bekouider Faouzi, Bensarkha Tahar et Djaballah Abdelkader.

Ils sont militants pour la défense des droits des chômeurs, de droits humains et de protection de l’environnement. Ils ont comparus mercredi 4 février au tribunal de Laghouat pour répondre à des chefs d’inculpations fantaisistes et ce, dans une salle interdite au public. Un châtiment à huis-clos. Ces militants qui avaient organisé un sit-in de soutien à l’un de leur camarade, également emprisonné arbitrairement, sont aujourd’hui victimes d’une grave répression et d’une injustice inadmissibles. Le machiavélisme du pouvoir ne s’arrête pas et les autorités locales excellent dans l’excès de zèle pour plaire à leurs maîtres jacobins d’Alger.

L’Etat, la Constitution et les Lois de la République sont violés et utilisés à des fins despotiques. Aujourd’hui comme hier, les acteurs politiques et associatifs sont dans l’obligation de se solidariser avec les militants pour que cesse cette machine infernale répressive.

Le mouvement Barakat réitère son soutien aux militants de Laghouat. Leurs sacrifices pour la consécration d’un Etat démocratique et pour la défense des droits des chômeurs et des droits humains ne peuvent être ignorés. Leurs luttes sont les nôtres.

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