Procès de Laura et d’Eva à cause de la performance face à la Bourse de Barcelone le 29 mars 2012, journée de Grève générale

jeudi 3 septembre 2015, par CGT-e

Procès de Laura et d’Eva à cause de la performance face à la Bourse de Barcelone le 29 mars 2012, journée de Grève générale

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RASSEMBLEMENT DEVANT LA CITÉ DE L’IN-JUSTICE

GRAN VIA CORTS CATALANES, 111 BARCELONE

MARDI 6 OCTOBRE 2015 A 09 h 00.

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Laura et Eva sont deux adhérentes de la CGT de Barcelone, qui le 29 mars 2012, journée de grève générale, ont participé le matin aux côtés de milliers de personnes à une grande manifestation dans le centre de Barcelone. Pendant le parcours de la manifestation les gens sont passés devant la Bourse de Barcelone. Laura a laissé une caisse en carton devant la porte du bâtiment avec des papiers imitant des billets de banque et elle les a allumés avec un briquet, pendant qu’Eva plaçait un ruban plastic devant les portes. Au bout de quelques minutes un Mosso d´Esquadra [policier catalan] est venu éteindre avec un extincteur manuel. Des centaines de personnes, de journalistes et aussi de policiers en uniforme étaient présents, et ont été témoins d’une performance de dénonciation face à un bâtiment représentatif du capitalisme. La manifestation a continué sa marche, sans rien de plus.

Vingt-six plus tard les Mossos [policiers catalans] arrêtent Laura à la sortie de chez elle. Elle est accusée de cinq délits entraînant des peines d’un total d’environ trente ans de prison. La juge en charge du dossier a suivi les arguments du procureur, en écartant ceux de la défense en décrétant une incarcération provisoire. Laura est demeurée en prison 24 jours, jusqu’au 17 mai 2012. Elle fut, ensuite, libérée en payant une caution de 6.000 euros et en étant sous le coup de poursuites judiciaires. Elle fut également privée de son droit à participer à des manifestations pendant un an et demi.

Finalement, au bout de trois années d’instruction judiciaire, l’accusation contre les deux camarades est passée de cinq à deux délits : dommage entraîné par un incendie et désordres publics. C’est pour ces raisons que l’accusation demande deux ans et demi d’emprisonnement et le paiement d’environ 40.000 € en indemnisation et en amendes. La CGT sera également mise en accusation, en tant que responsable civile subsidiaire. Elles seront jugées les 6, 7, 8, 9 et 13 octobre au tribunal pénal nº 26 de Barcelone.

Voici une preuve de plus de la criminalisation que l’État et la classe politique applique envers toute personne, tout collectif ou toute organisation qui dénonce et combat l’injustice sur le plan de la société, du travail ou tout autre. C’est un nouveau tour de vis imposé par une classe politique et économique qui use de tous les recours à sa portée pour bâillonner toute la société et qui est en passe d’instaurer à partir de la légalité parlementaire un authentique terrorisme d’État.

Nous sommes tous Laura et Eva. Nous n’allons pas les laisser seules, car contre l’injustice, la répression et ses procès, la solidarité est notre meilleure arme. S’ils s’attaquent à une personne d’entre nous, ils nous attaquent toutes.

Nous vous attendons tous et toutes pour la première journée du procès, le 6 octobre à 9 heures devant la cité de l’IN-Justice.

ACQUITTEMENT DE LAURA ET D’EVA, LIBERTÉ !!

CGT-Barcelone

La CNT SO - Confédération nationale des travailleurs Solidarité ouvrière - est solidaire de Laura et Eva.

Nous sommes solidaires d’une part parce que la nouvelle législation espagnole (les lois « bâillon ») est une véritable camisole de force applicable à toute personne (espagnole ou pas) qui émettrait des critiques voyantes de toute institution sur le sol espagnol.

Nous sommes solidaires d’autre part parce que la loi sur le terrorisme récemment adoptée en France pourrait constituer un ensemble juridique dont la portée arbitraire peut affecter le domaine du travail.

Nous sommes solidaires parce que les injustices commises contre des travailleurs, en France et à l’étranger, sont des atteintes au droit du travail et aux droits de l’homme.

Confédération nationale des travailleurs Solidarité ouvrière

3 septembre 2015.