La scolarisation des enfants migrants : enjeux sociaux et perspectives historiques (1ère partie)

lundi 5 octobre 2015, par Chambat Grégory

Ce texte m’a rappelé une conversation avec des étudiants dahoméens à Paris en 1963. Le Dahomey (appelé maintenant Bénin) était une ex colonie française. Ces étudiants m’expliquaient comment ils avaient obtenu leur BEPC et leur baccalauréat avec leurs professeurs français.

L’élément principal de ces enseignants (collègues de ceux qui ont formé les Bruno Le Maire, membres du Collectif Racine, cités dans le texte) était la valeur du diplôme : pour le BEPC plusieurs poules (pour chaque prefesseur) et pour le baccalauréat un veau.

Les familles des élèves, des agriculteurs pas forcément riches, et leurs enfants étaient frappés par ces qualités de l’enseignement de la culture de la France et de ces racines chrétiennes.

Et par ricochet, moi aussi, j’étais très frappé. Ensuite ma condition de métèque, c’est accentué (en épousant une "étrangère).

C’est pour cela que j’ai élevé mes enfants en ne leur parlant pas français. Avec une double culture, c’est plus facile d’être métèque. Ne serait ce que pour montrer que les trilingues et les bilingues ne sont pas nécessairement des êtres inférieurs.

Frank 05.10.15.

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