La trace indélébile d’un bel été

lundi 16 novembre 2015, par André Bernard

Une seule remarque à propos d’une phrase de Durruti (utilisée à partir de sa mort le 20 novembre 1936 [un accident, à mon avis]).

Dans la grande oeuvre de José Peirats "La CNT dans la révolution espagnole", on lit dans le chapitre XI du tome I (à paraître aux éditions Noir et Rouge début 2016) :

"On allait exploiter à fond une phrase confuse de Durruti, en en faisant une consigne contre-révolutionnaire claire : "Nous renonçons à tout, sauf à la victoire".

Par contre, Durruti a clairement dit :

" Nous avons toujours vécu dans des barraques et des taudis. [...] mais n’oubliez pas que nous savons aussi construire. C’est nous qui avons bâti les palais et les villes en Espagne, en Amérique et dans le monde entier. Nous, les ouvriers, nous pouvons construire de nouveaux palais et des villes pour remplacer ceux qui sont détruits. des nouveaux et des meilleurs. [...] La bourgeoisie pourrait réduire son monde en cendres plutôt qu’abandonner le premier plan dans l’histoire. Mais nous, nous portons un monde nouveau dans nos coeurs, et ce monde grandit à chaque instant."

(Interview du journaliste canadien Van Paassen dans le "Toronto Star" en août 1936
http://flag.blackened.net/revolt/spain/durruti_interview.html).

Frank, 16.11.15.

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