Les libertaires et la politique

dimanche 1er mai 2016, par Prudhommeau André

Le texte d’André Prudhommeaux présenté par les camarades d’À contretemps est très important pour deux raisons.

Sa contribution historique sur l’Espagne de 1936-1939, l’Allemagne et la France des années 1930-1945 où l’auteur a vécu et milité.

Et son analyse de 1954 où il inclut, bien entendu, le plan revendicatif, syndical et social, comme « zone d’influence » des libertaires (page 5).

Les deux premières pages ont un ton qui me semble étrange car elles reflètent trop le climat de vide militant qui frappait le mouvement anarchiste français en 1954. Le gâchis de la Fédération communiste libertaire et l’incapacité de nombreux camarades à ne pas saisir les incohérences tactiques, idéologiques et pratiques de Georges Fontenis expliquent aisément cet état d’esprit.
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article521

Il ne concernait pas tous les camarades, notamment ceux, encore nombreux, qui étaient dans le mouvement ouvrier. Quant aux réfugiés antifranquistes anarchosyndicalistes espagnols ne pâtissaient pas du même effondrement : ils étaient divisés mais actifs. Les exilés anarcho-communistes antitotalitaires bulgares étaient dans la même situation, et cherchaient à être actifs, avec les problèmes que cela entraînait [http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article1213]

Enfin, l’évocation de Camillo Berneri ne correspond pas du tout à celle que j’ai connue par Tomaso Serra [http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article319] Camillo Berneri savait écarter des penchants, qui fondaient sa vie, et il se sacrifiait pour sa foi (dans tous les sens du terme) révolutionnaire avec ses camarades anarchistes, ouvriers émigrés antifascistes italiens.

Frank 01.05.16

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