Masseube 2003

Masseube 2003

jeudi 21 juillet 2005, par CNT-f

Masseube 2003 signifie une rencontre internationale autogérée entre cénétistes et sympathisants dans un camping en été pour se former par la discussions


1)mouvement de mai-juin 2003 ;
2) Anarcho-syndicalisme et syndicalisme révolutionnaire ;
3) Sécurité Sociale et Fonds de Pension ;
4) Assemblées de base en Argentine ;
5) AG de fonctionnement ;
6) Le juridique ;
7) Perspectives de luttes ;
8) Conclusion

1 Grève mai-juin 2003

lundi 18 août 2003, (35-40 personnes)

- Ricardo (Éducation, Vaulx-en-Velin) : Il y a eu d’abord des journées d’action nationale de mobilisation, et à Lyon, il y a eu un ralbol du personnel de ces grèves qui n’amenait à rien. On a décidé de faire des grèves reconductibles en AG. La FSU a répondu, vous les anars vous n’êtes pas représentatifs. On l’a pris au mot et on s’est organisé là où on est fort. D’où des mouvements de grèves d’un mois et plus. Cette expérience d’autogestion me paraît importante.

Deuxième point, c’était réellement la défense du service public, éducation (même si on a été en retard par rapport aux mouvements de surveillants). Il y a une prise de conscience du personnel de l’éducation, qui dépassait les simples demandes salariales. On a fait un livre blanc établissant les besoins.

Dernier point, c’est après que les revendications sont apparues. L’Éducation nationale a d’abord présenté des revendications interpro.

En sens inverse, c’est l’échec de cette extension à d’autres secteurs qui a fait reculer le mouvement dans l’Éduc.

- François (sympathisant) : À Nantes, pour ce que j’ai vu, l’intersyndicale a réussi à gérer à peu près le mouvement avec les représentants syndicaux et des représentants de secteurs. Pour le blocage des examens, l’intersyndicale menait les AG et a verrouillé le débat. On faisait semblant d’avoir un consensus et on arrêtait le débat.

- Abdala (sympathisant) : Dans la région parisienne, des profs se sont mis en grève pour défendre le statut des atos à la mi-mars. Ç’a démarré tout doucement. À partir de la mi-avril, c’est parti fort dans la région parisienne. Pour une manif, on a décidé d’en prendre la tête, et on l’a fait sans que le SO de la CGT intervienne.

- Manu (Gard) : On est un syndicat très petit et on se conforte par rapport à une CGT très puissante, à un PT fort. Dès le 27 mars la grève a démarré : radicalité et soumission aux organes. Une interpro très puissante, dominée par la CGT. FO, FSU, CFDT nous ont empêchés de participer, le PC tient la CGT.
Pour la solidarité des profs, on a rencontré une forte résistance. Quand les atos ont été mangés par les 35 h, avec la perte des acquis, on a eu le silence du corps professoral. (mais 40% du personnel sont des atos) au moment de Jospin ; et partiellement la même chose en décembre 2002.
Pour les relations public privé, on n’avait pas assez d’informations. Le privé s’est peu senti concerné, notamment pour les petites boîtes (pour la retraite par répartition). Pas assez de pédagogie dans nos tracts.

- Isabelle (Éducation 93) : Sur l’historique du mouvement, il est difficile d’être solidaire avec les atos, je pense qu’il y a une raison majeure. Le décret était applicable au cas pas cas. Chez nous, ça n’a rien changé.
Mais pour les surveillants, pour les emplois jeunes, il y a eu un mouvement. Avant février, il y avait une quarantaine de bahuts en grève dans le 93 en février 2003. Le 20 mars 2003, on a eu une AG de communaux. Le 27 mars on était 5 bahuts en grève à 80%. Pour le problème des retraites, on a eu peur que le problème des retraites fasse oublier le problème des atos.
On était en liaison avec les copains perdant des emplois (Daewoo), contact avec Alsthom, d’où une volonté d’interpro, avec des grèves au moment des manifs. Mais la CGT a fait un blocage monstrueux. Le mouvement des communaux était très très fort, un mois de grève, et la CGT ne les a jamais mis en rapport, sauf sur l’initiative de la CNT.
Que peut-on fait avec tous les réseaux qu’on a, qu’est-ce qu’on peut faire au niveau de l’interco (comme pour les Impôts) ?

- Benoît (archéo) : À Nantes, l’intersyndicale s’est trouvé assez vite débordée. De plus, des militants de l’ÉÉ avaient des pratiques syndicales différentes. Les centrales syndicales ont été à l’initiative des interpro pour mieux les contrôler.
Pour les archéos, la profession existe dans le public depuis 20 ans. La lutte des archéos a commencé en décembre 2002. C’est une prof qui se mobilise facilement et qui est très éparpillée. 15 % de syndiqués, mais des milliers d’archéos se mobilisaient dans toute la France pour les manifs à Paris. Quelques uns, en ayant marre de la CGT, ont adhéré à la CNT. En décembre 2002, le budget a été grevé de 25 %, d’où une disparition des CDD. En avril 2003 , on est tombé dans une grève totale et reconductible. Avec des actions très corpo, sur des monuments (Louvres, Mont Saint Michel, chantier de grands travaux, directions de mission) de 2 mois, 2 mois et demi.
Une décision d’action interpro sur les retraites a été prise, avec le symbole du Gaulois, etc., on a réussi à être reconnus, à apporter un discours sur le service public. On a la conscience tranquille dans la lutte menée, même si on a perdu.
Pour un redémarrage en novembre 2003, il y a une concentration de l’archéologie dans le cadre du service public. On continue à être présents avec les Intermittents. Un mouvement contre l’embauche des archéos intérimaires est apparu en juillet 2003.
Pour les Intermittents à Nantes, au printemps ils se sont mobilisés et ont fait éclaté l’autorité de la CGT. Les AG étaient souveraines.

- Élodie (Fau, RP) : Pour les facs parisiennes, il y avait les atos et la décentralisation. À la différence de 1995, les facs se sont mobilisés lentement. Mais il y a des nouveautés, comme de vraies AG démocratiques entre les iatos, les profs et les étudiants. Pour les exams, il y a le vote d’annulation ou pars des partiels. Il y avait beaucoup de non syndicaqués. La violence des forces de répression a été forte.
Le projet de décentralisation a été abandonné sur le plan national.
Il y a eu des réunions communes fac, Salpétrière. Ça repartira en octobre 2003.

- Noël (78) : Un des problèmes de la décentralisation a été mal posé par les enseignants, notamment pour les communaux, comme étant une remise en cause du statut des communaux, alors qu’il faut montrer que c’est la privatisation des services. Le gouvernement a décidé de diviser pour régner.
Pour tous les gens des petites boîtes, il y a une info à faire, sur le droit syndical, il y a un boulot à mener sur la connaissance du droit.
Pour les AG interpro, il faut coordonner, dépasser les syndicats. Voir comment bloquer les réseaux nationaux, quand des boîtes sont en grève.

- Ricardo : L’autogestion des luttes s’est imposée contre les pratiques et les centrales syndicales. Même s’il y a eu des manœuvres des intersyndicales, les AG ont été reconnues décisionnelles. C’est une expérience importante pour les collègues.
On a réussi à mobiliser pour défendre une catégorie qui ne concernait pas les profs, même si les statuts sont différents. On s’est fait grillé. On s’est battu, mais on s’est ramassé pas mal de claques.
Sur Vaulx-en-Velin, il y a eu les communaux, avec un décalage avec la CGT, avec les autres communaux d’ailleurs. Les gens sont rentrés en obéissant aux consignes des autres centrales. On est dépendants de la stratégie des autres centrales syndicales. Les structures d’autogestion permettent aux gens de s’exprimer, d’être partie prenante des luttes, alors qu’avant ils étaient indifférents.

- Manu : Je pense que la CNT a un écho très positif partout. Les gens se rendent compte du carriérisme des autres syndicats, de la convergence des luttes. Les gens qui vont se syndiquer à la CNT en septembre sont réellement informés. La répartition des richesses n’a pas été posée par les autres centrales syndicales. La CNT est trop petite pour promouvoir ce type d’organisation d’autogestion, mais les gens sont conscients d’avoir été trahis (atos de la FS, par exemple) Il faut continuer d’appuyer là où ça fait mal.

- Abdala : On a été contacté par des militants cégétistes interdits de paroles dans leurs syndicats PTT et il y a une majorité d’employés pour la grève ; même chose à la SNCF.
À une AG à Paris, tous les syndicats étaient à la tribune, y compris la CNT. Il peut y avoir une affluence d’adhérents à la CNT sans formation syndicale.
- François : Il y a des petites actions spectaculaires à une cinquantaine.
- Dragi (Nancy) : Dans le secondaire, la mobilisation a été moyenne, comme c’est habituel (mobilisation des iatos extrêmement faible). AG très lassantes de décompte des grévistes. Tentatives de monter une AG interpro en fac, au plus fort 200 personnes. Sous l’impulsion de la CNT, on a fait des occupations, des séquestrations, avec une mobilisation relativement faible, qui continue durant l’été.
Le 22 et 23 septembre on essaiera de mobiliser en même temps que la réunion des parlementaires de l’UMP.

- Tristan (Lyon) : Ce qui me paraît important pour plus tard, dans l’éducation, il y a des secteurs actifs. Pour les militants CNT de l’Éduc, c’est important de rappeler la lutte sociale, dans toute réunion professionnelle, les commissions paritaires (qui continue la cogestion), qu’il faut essayer de bloquer.

- Christophe (Éducation Corrèze) : Les commissions paritaires bousillent les écoles, détruisent le service public. C’est très dur parce que c’est un bastion du PC. Les futurs adhérents CNT sont des non syndiqués, en AG on a essayé d’enlever les estrades, de discuter en cercle. Ç’a été très très dur. Et pour juillet, on a vu des intermittents très actifs contre Johny Halloday, mais ils sont passé à la CGT, plus active pour le tirage des tracts.

- Isabelle : On a été à l’origine du mouvement et on a fonctionné en AG, tenu par LO, mais avec des AG souveraines. Sur l’interpro, ils sont fait tout leur possible pour empêcher les votes.
La CGT organisait des interpro, avec du monde. Nous on intervenait dans ces AG (comme Éducation, AG des établissements).
Au niveau de la FSU 10.000 communaux ont quitté la CFDT pour rejoindre la FSU, qui devient une confédération et concurrence la CGT sur le champ de syndicalisation.
Il y a un déficit à la CNT pour le personnel atos.

- Frank (Éducation 91) : Des profs ont fait cours dans la rue, il y a eu une remise en cause de la notation et des examens (jamais vraiment faite de puis 68 et avant), on a entendu la reprise de nos slogans par les adhérents d’autres syndicats (14 juillet à Paris, FSU, Intermittents, quelques SUD, LCR).

- Virginie (Éducation Rennes) : Pour la grève des surveillants, on était seules, comme CNT, sans appui, mais avec des AG souveraines jusqu’au 15 février. Début mai le mouvement est parti, mais comme on est peu nombreux, on a du mal. Des syndicats se montent Santé Social, Intermittents. Dans les cortèges en un an, on est passé de 10 à une cinquantaine de personnes.

- Fabienne (Éducation Rennes) : Les communaux ont bougé sur la question du statut, de la décentralisation, plus que sur la question des retraites. À Rennes, les gens des petites boîtes étaient complètement non informés. Sur les retraites les gens étaient peu mobilisés.

- Dragi : Le jour de l’occupation du Rectorat, les élus syndicaux faisaient en Commissions Paritaires le Mouvement des enseignants. On les a engagés à laisser tomber..
Pour continuer sur les syndicaux et les organisations politiques, LO est peu présent. Les AG commencent à être acceptés et les gens ont dégagé le représentant de LO, qui s’opposait à l’interpro. Le PT-FO proposait systématiquement l’envoi de lettres aux dirigeants pour demander des grèves interpro, au lieu d’envisager les modalités d’action. Pour gagner du temps, on votait en AG la motion FO pour casser leur position. Je pense maintenant qu’il faut dénoncer FO. La CGT Éducation n’avait rien à branler du mouvement.
Dans la presse, à Nancy, on a été systématiquement descendu. L’AG interpo a réagi, avec la FSU et SUD, et on a scotché leurs bureaux. Les journaleux étaient contents. Dans les Télés locales, notre slogan est passé. On a constaté que nos slogans ont été repris.
Pour les examens, sur 4.000 personnels, 2.000 enseignants, l’AG a voté la grève reconductible (rien n’avait eu lieu en 1968 et 1995). Il s’est posé la question du blocage des examens, il a été répondu la rétention de notes. Et les notes sont remontées et tout s’est fait comme s’il n’y avait rien eu. Donc, cette question a reculer le problème à une date ultérieure.
Avec un collègue CNT, on ne rendait pas des sujets, mais avec les pressions, on a fait passer des examens bidons. En donnant les sujets avec un tract de l’ag interpro dans un amphi de 200. La moyenne tourne autour de 20 sur 20, pour 70-80 étudiants.

- Ricardo : Sur la décentralisation, on s’est fait piégé. Il y a une vraie bataille de vocabulaire.
Sur Vaulx-en-Velin, on a la chance d’être nombreux à la CNT et d’avoir l’appui de SUD et du PAS, avec un certain écho sur les collègues.

- Christophe : Sur le vocabulaire, on est insulté aujourd’hui par le président d’Attac (Nikonoff) dans "Libération".
La CGT en Corrèze fin mai laissait entendre qu’il fallait que le mouvement des enseignants s’épuise, parce que vu comme des activistes de gauche. La CGT applique une méthode de lutte. Et il faut dépasser ce niveau auprès des gens, fonctionnaires et précaires.
On remarque aussi dans les médias une volonté de ne pas passer des infos, à partir de juin, alors que jusqu’à mai, SUD et CNT apparaissaient.

- Isabel : Pour les médias, c’était des pigistes (sans initiatives). Pour LO, ils sont nombreux (80) et ils tenaient les AG, la tribune. Pour la CGT, les gars évitaient les réunions interpo.
Pour les examens, les intermittents CGT disaient en AG qu’ils ne fallaient pas se faire avoir à Avignon comme les profs avec les examens.

- François : La FSU a eu un souci maladif de donner une bonne image du mouvement. Et les enseignants voulaient ne pas apparaître corpos.

- Abdala : on est obligé de tenir compte des médias, en faisant des communiqués de presse. Pour le Larzac, dans l’action anti PS la majorité des gens étaient d’accord avec nous, majoritairement CNT, alors que les médias l’ont attribué à Univox.

- Ricardo : on peut maintenant aborder des problèmes comme l’autonomie des luttes.

2 Anarcho-syndicalisme et syndicalisme révolutionnaire

Un exposé de Frank présente le contenu d’un ensemble de textes de syndicalistes révolutionnaires, d’anarcho-syndicalistes et d’anti-syndicalistes, pour aboutir à certaines conclusions,
- comme le fait que le syndicat est un outil neutre, comme un couteau ou un stylo, absolument pas réformiste en soi ;
- que les tactiques du syndicalisme révolutionnaire sont excellentes, mais que les camarades voulaient contrôler le sommet de la CGT (texte de Pouget sur les syndiqués prenant des décisions sans compter sur les non syndiqués, les inconscients, les « tardigrades »), en jouant sur un syndicat une voix en suivant la tradition de l’AIT (en ne disant pas que c’était une tactique de Marx pour ne pas tenir compte du nombre de syndiqués ce qui aurait donné la majorité aux partisans de Bakounine, et dans la CGT cela devenait une magouille pour que les syndicats réformistes, moins nombreux et avec beaucoup d’affiliés, ne soient pas majoritaires), en abandonnant l’antimilitarisme avec la charte d’Amiens d’où, en partie, le délire nationaliste chez les cégétistes partant au front ;
- que l’anarcho-syndicalisme espagnol a peu appliqué la rotation des tâches (indirectement réalisées vu les nombreuses arrestations de militants chevronnés), que les effets de la création de la FAI ont compliqué la tâche de la CNT ;
- que le fait d’être AS ou SR ne met pas à l’abri de déviations droitières.

-Noël (78) : Les syndicats en mai-juin 2003 ne se sont pas rencontrés et ça aurait dynamisé de le faire.

- Ricardo (Éducation Vaulx-en-Velin) : J’ai toujours été choqué par la gestion des moyens de production par le syndicat. Dans le schéma du communisme libertaire d’Isaac Puente il y a un équilibre entre la gestion syndicale représentant les producteurs et le collectif de la commune, du quartier, représentant les consommateurs.
Dès qu’il y a un collectif, le syndicat se dissout en lui. Par exemple, le collectif de Vaulx-en-Velin, mais à aucun moment on ne s’est réuni en tant que cénétiste. On s’est concerté quand on a vu que l’AG était manipulée par le Snes.

- Julien (Lyon) : Les AG, les soviets sont des embryons d’une organisation de classe. C’est quelque chose d’unitaire.

- Isabelle (Éducation 93) : J’ai des pratiques anarcho-syndicalistes à fond et je considère que c’est une erreur qu’on ne se soit pas réuni, car on peut aller dans des sens divergents, voire contradictoire.

- Dragi (Éducation Nancy) : Au départ on se fonde complètement dans l’AG. On se rend compte que dans l’AG il y a des restes du syndicalisme révolutionnaire dans la CGT, des minorités éclairés qui guident les autres (vision de Pouget). Nous on en revient à la perspective AS-RS.

- Fouad (fau Metz) : Dans les collectifs où est la légitimité du syndicat, cela me fait bondir. Seconde chose il est grave que le syndicat ne se réunisse pas. On savait où allait la CGT. À Metz on se voyait tous les 3 ou 4 jours et on sortait un tract, et les gens venaient nous le prendre, à la fin.

- Solange (93) : Le syndicat est la permanence de la lutte des travailleurs. Sur les retraites, sur le plan national, on n’a rien. La légitimité des ag est très discutable.

- Christophe (Éducation Corrèze) : Je pensais que j’allais avancer pour savoir si je suis AS ou SR. En regardant que ce qui se passe, je ne sais toujours pas. J’aime bien les ag parce que c’est un panier de crabes, avec des gens en lutte et différents.

- Abdala (sympathisant) : Je voudrais rebondir ce que disait Ricardo : la question centrale est la prise de direction des luttes. De fait des copains de la CNT sont très proches de la prise de direction des luttes. Dans les relations avec les organisations syndicales, cela va nettement clarifier les choses. Les organisations syndicales sont dépassées par la base. Les anarcho-syndicalistes sont dangereux pour eux. Je n’ai pas peut de prendre la direction, tant que les directions des ag souveraines sont respectées.
Fabienne (Éducation Rennes) : En mettant le doigt sur la neutralité politique dans le collectif des MI, SE. L’ag souveraine dépassait le collectif, en insistant sur l’autogestion et en contrôlant les divergences politiques. On n’a pas réussi à obtenir la dissolution du collectif pour des raisons politiques.

- Ricardo (Éducation Vaulx-en-Velin) : Il n’y a pas d’opposition entre le collectif et le syndicat, pour moi et ça a été possible à Vaulx-en-Velin. Ca me ferait chier que l’ag soit financée par un syndicat de même que ça me ferait chier que la CNT soit financée par l’État. Je ne suis pas d’accord pour que la lutte soit dirigée par la CNT. On a fait une rotation des représentants de la CNT à l’ag. Je vois les mêmes principes de la CNT appliquait à une autre CNT.

- Alexandre (SAC) : Je ne connais la CNT que de l’extérieur et je dois dire que le système de l’ag que vous utilisez en France est un très bonne possibilité de se faire connaître de gens. En Suède nous n’avons pas ce système. Chaque syndicat a sa propre lutte. Il y a une grande difficulté pour organiser les gens, sans les manipuler et rester sans rien faire.

- Christophe : Je suis pour la prise de parole des tardigrades, comme on disait tout à l’heure.

- Isabelle (Éducation 93) : On a voté pour qu’il y ait un SO de l’AG pour ne pas s’approcher des flics. Ce qui a provoqué de gros débats avec différents copains. Dans tout le mouvement, au niveau national et local, on cafouillait pour savoir si on allait en tant que CNT à la tribune.
Quand dans un mouvement, une ag fonctionne très bien, quel intérêt d’y être en tant que CNT ?
Pour les comités d’animation, pour l’application des décisions de l’ag, on a intérêt à y être et existait-il ailleurs que dans le 93 ?
LO a tout appliqué dans le 93. Étre présent dans les établissements me semble être faire du syndicalisme révolutionnaire.

- Benoît (archéo Nantes) : Connaissant les autre syndicats, il était normal pour moi d’adhérer à la CNT. J’ai contacté d’autres camarades. Dans certains lieux, on a réussi à créer des ag avec des autres syndicats. Et l’ag a demandé à ce que la CNT fasse partie de la délégation au ministère. Sur Nantes on n’a pas réussi.

- Abdala (sympathisant) : Je voudrais préciser que quand je parlais de prise de direction de la lutte, c’est lorsque la base le demande. Et cela dépend des pratiques, que de plus en plus de monde regarde. On en a marre des récupération des luttes.

- Noël (78) : 2 ou 3 détails, sur les ag, la CNT doit-elle se réunir pendant les luttes ? Faut-il s’opposer par rapport aux autres tendances ? Quelle est le rôle de l’intersyndicale et de notre participation ?

3 Sécurité Sociale et Fonds de Pension

Manu (34) : Pour les fonds de pension la seule logique est la rentabilité financière. Et on en revient à un système antérieure à la SS. Notat a anticipé le coup pour monter une société (Viseo, avec Carrefour, Axa, CFDT, etc.) pour valider des investissements éthiques dans les fonds de pension français.

On peut critiquer également la retraite par répartition. Elle est inégalitaire, (hommes/femmes). cadres/ouvriers, avec un taux de mortalité totalement différent (entre 10 et 15 ans). Le recul de la retraite de 60 à 65 pour les OS donne 45 % de perte, sans compter que les OS contribuent beaucoup aux retraites.

Il existe également des accords de branches, avec mutuelles obligatoires.

On ne doit pas oublier la représentation des familles, udaf (Familles de France, association des familles Catholiques, association des familles protestantes, etc.). L’udaf est une création de Vichy, avec une infiltration astucieuse du FN et des intégristes catholiques. D’où la politique familiale des caisses.

Au XIX siècle, la politisation des caisses mutuelles a abouti aux syndicats. Et il n’est pas exclu que la CNT en crée, si les conditions deviennent de plus en plus dures.
- Historiquement, la SS a été instituée dans certains pays pour acheter la paix sociale, en prétendant que les patrons paient. Qu’est-ce qu’on a gagné à la création de la SS ?

- Manu : Toutes les politiques actuelles de l’État tendent à affaiblir la SS. L’utilisation de l’impôt permet au patronat d’éviter de cotiser.
Sur un autre plan, il y a irréfragabilité de la représentation syndicale. La CFDT justifie son intervention auprès des intermittents, parce qu’elle est présente dans le privé.
On pourrait imaginer l’unification du droit européen, avec la participation syndicale obligatoire au fonds de chômage. Il en résulte en partie le clientélisme du syndicat, visible dans les pays où ce système existe.
La CFDT et la CGT se retrouvent à la CES, et la liberté syndicale, qui existe encore, risque de sauter. Le problème alors sera d’entrer dans la cogestion ou se dissoudre.

- Solange (93) : Que peut-on représenter de cohérent du point de vue CNT ? Les fonds de pension ne sont pas tous dangereux ; on doit se fonder sur le principe et non pas sur la réalité boursière. Il y également le problème des salaires qui ne sont pas égalitaires. On peut proposer une caisse unique pour les cotisations de toutes les professions. Il faut qu’on puisse quelque chose de précis pour être pris au sérieux.

- Manu : Pour l’affaire Enron, les 30.000 salariés qui ont perdu leur retraite, le danger est évident. L’important du système actuel est qu’il est un système intergénérationnelle.

- Solange (93) : Le plus important est d’expliquer pourquoi on est contre. En tant que travailleur on est exploité, et en tant que retraité c’est pareil.
Le syndicat de la Presse RP a sorti un 4 pages sur les pensions, avec l’affirmation que la productivité étant de 10 %, elle va continuer dans le futur et la CNT se fonde sur cette affirmation purement hypothétique. Le syndicat du 93 remet en cause cette vision.

- Abdala (sympathisant) : Pour les revendications de la CNT, il faudrait revendiquer que les années de RMI soient pris en compte pour la retraite en tant que retraite.

- Manu : C’est une demande de la CGT et de la CNT (Nîmes). Mais il ne faut pas se leurrer. La Caisse n’est pas extensible, si on rétribue les rmistes, il faut prendre sur le fonds global. Tout est organisé pour discréditer la SS.

- Dragi (Éducation Nancy) : Sur la nécessité de trouver des richesses ailleurs pour la quantité de vieux dans 40 ans (argumentaire de la gauche trotskiste du PS), cela suppose que les seuls actifs produisent. Je prétends que les inactifs peuvent produire, en se consacrant à ce qui les intéresse. Le raisonnement est de Friot Le raisonnement est de Friot, la retraite est en fait un moment de la vie ou l’on peut sortir du travail aliéné.

- Manu : La tendance est que beaucoup de gens ne travailleront plus. Cela revient à la consommation et sa politisation.

- X : On peut imaginer que le pays industriel X ait acheté des terres en Chine, avec des travailleurs sur place, et que la production reviendra alimenter les gens ici.

- Dragi : Le raisonnement me paraît faux. C’est simplement la problématique capitaliste habituelle.
Friot dit qu’on va arriver à 40 % de la population qui vivra de biens échappant au capitalisme.

- Jean-Marc : On arrive dans nos pays à une diminution du nombre des salariés, avec une spécialisation dans le tertiaire de haut niveau. Ces tâches ne suffiront pas à absorber X parties de la population aptes à travailler. On nous dira qu’il n’y a plus d’argent pour les chômeurs, après avoir dit que les Caisses de retraites ne suffisent pas.

- Manu : On va être dans une société fantoche où se trouvera la CNT.

- Pierre : Il faut revenir au 37,5 comme revendication.

- Dragi : C’est une mystification totale : l’exploitation va continuer, et le le travail, avec de nouveaux besoins.

- Y : Comment la CNT se positionne-t-elle par rapport au projet de la CGT sur la SS ? C’est une idée intéressante pour sortir de l’horreur du chômage.

- Ricardo : Pas d’accord pour la division entre catégories primaire et tertiaire. Le marché n’est pas efficace pour tenir compte des non productifs. Le capitalisme se recroqueville sur le plus rentable uniquement il n’y a pas de rationalité. Ce qui est important c’est que les mouvements sociaux sont une force de frein et de dérégulation du système capitaliste ils portent une rationalité collective.

- Manu : L’organisation de la dérégulation de la sécu est très bien organisée ça marche par grignotage petit à petit. La CGT propose, pour renflouer les caisses, de taxer les marchés financiers, c’est la formule attac. Évidemment la CNT a aussi cette problématique
- xx : Il faut réintégrer les exclus du salariat.

- Manu : Le rmi n’a jamais fourni autant de culs plombés. Ça génère un repli sur soi même. Une partie des rmistes se psychiatrise

- Pierre : Sur la taxation des revenus financiers : Il faut savoir comment on définit les charges sociales. le patronat dit que se sont des charges patronales ce qui lui permet de justifier le paritarisme.
pour l’intermittence par exemple :...

- Isabelle (Éducation 93) : J’aimerais qu’on débatte que tout le monde ait un salaire

- Dragi : Le producteur est volé par le patron, donc si on augmente à 100 % la part du salaire, la richesse produite revient totalement au producteur. C’est la fin du capitalisme

- xx : La thèse de Friot débouche su la fin du salariat : en salariant tout le monde avec des droits pour tous

- Abdallah : Je suis anarchiste. Faut-il renforcer les structures cogérées ? Je suis pour l’abolition du travail et pour l’abolition des assedic.

- Manu : Pour la taxation boursière : augmenter les charges plutôt que les salaires est ce que le patronat préfère.

- Solange : Abdallah parle en anarchiste ici c’est la CNT, ce n’est pas la même chose. D’autre part, si le patronat voulait plus augmenter ses charges plutôt que le salaire, c’est parce quand il les baisse, ça ne se voit pas.
Quand on parle du salaire, on doit parler du salaire couplé, c’est-à-dire comprenant toutes les charges sociales et patronales.

- xx : Attac fait quand même des propositions plus avant que la taxe tobbin. Il fait des propositions concernant le FMI et les autres institutions internationales.

- Abdallah : Parlons de marge brute plutôt que de coût du travail. Il faut faire la rupture du langage, il faut utiliser un autre langage que celui du patronat.

- Manu : Attac se veut l’élite de la vigilance. Sa taxe ne servira qu’à payer plus de flics et de travailleurs sociaux c’est le contrôle social.

- xx : Ça n’est pas attac qui propose ça, mais il faut expliquer pourquoi.Il y a un désert politique que j’ai du mal a comprendre.

- Manu : Attac nie le capitalisme utilise la langue bois c’est un fatras.

-Pierre : Je ne veux pas travailler avec attac. Il y a des gens intéressants au départ. Mais ils n’emploient pas le mot capitalisme. C’est une structure profondément antidémocratique, élitiste. Ils doivent clarifier un peu, mais la direction st verrouillée. Quant à la plus value, il faut plutôt se réapproprier la plus value. Il n’y a pas de taxation du capitalisme à mettre en avant.

- yy : Je rencontre des gens d’attac intéressants, des gens qui ont été dégoûtés de la politique au niveau de l’analyse. Ils ont des positions qui rejoignent les nôtres sur les ag par exemple. Évidemment ils ne sont pas révolutionnaires mais il faut parler avec eux et on trouve chez eux des gens très bien.
La taxe Tobbin ne transformera pas la société. Pour ce que dit Abdallah, il faut faire attention à notre vocabulaire et il faut bien dire qu’on veut arriver à l’abolition du salariat.

- Dragi : Attac est pour le citoyennisme ce qui veut dire que l’histoire est terminée. Il n’y a plus alors de lutte de classes, plus de conflit d’intérêt entre exploiteur et exploite : tous citoyen est dans la cite idéale.

- Manu : À la rentrée il y aura des échéances : unedic, en décembre, Rma, pas de Rmi pour les jeunes. Ça Attac n’en parle pas.

- Ricardo : Attac se considère comme le seul représentant légal de l’antimondialisation. On peut collaborer avec eux, mais il faut se faire entendre aussi.

- Abdalla : Je fais partie d’un courant qui ne regarde que les pratiques. Je suis anarchiste. À Annemasse, Attac a photographié des gens qui ont cassé une station service et a communiqué les photos à la police. Quand on pourra, on les explosera. Ce sont des sociaux démocrates.
- X : Il y a de plus en plus de gens du PS à Attac.

5 Assemblées de base en Argentine

Nous (María Esther et Frank) allons parler d’un sujet pour arriver à des positions d’aide pratiques. Sur l’Argentine il est nécessaire de définir des points de départ qui ne peuvent être neutres.

Le libéralisme économique frappe le pays depuis trente ans avec les gouvernements successifs de Peron et sa veuve, de la dictature militaire et de la démocratie actuelle.

La violence des forces armées et la disparition des opposants frappent la gauche depuis le gouvernement de la veuve de Peron et la dictature militaire. Pendant la démocratie il n’y a pas eu de jugement des assassins, bien au contraire et les forces de répression ont continué à sévir.

Mais il a existé un mouvement d’opposition formée par les mères, les grands-mères des disparues, qui se sont adressées (par absence de politisation, sauf deux mère d’origine libertaire qui appliquaient le dicton des Indiens d’Amérique Centrale que dans un groupe on règle sa marche sur celui des plus lents, afin de sauver tous les éléments du groupe) d’abord au Vatican, aux partis politiques, aux militaires et au gouvernement pour avoir des nouvelles des disparus.

Et face au silence, à l’incompréhension, aux moqueries, elles ont manifesté avec la(les) photo(s) de leur(s) disparu(s), en fichu blanc, tous les jeudis matin durant la dictature. Puis durant la démocratie pour demander la punition des assassins : " Nous n’oublions pas et nous ne pardonnons pas." Elles ont constitué jusqu’à aujourd’hui une prise de conscience des injustices de la société argentine, à partir de la position que si nos disparus étaient vivants, ils prendraient position sur tel ou tel point, et nous le faisons pour eux, par fidélité à leur mémoire.

Les 19 et 20 décembre 2001 ont été l’aboutissement d’un processus de dégradation économique d’un raz le bol condensé par la formule "Que se vayan todos", (que tous s’en aillent). Slogan aussitôt compris de deux façons différentes : soit la fin de la politique de haut en bas des divers groupes politiques sans exceptions, en incluant le système capitaliste ; soit la fin de la corruption, du libéralisme, avec l’arrivée de représentants purs des revendications de la base. Pendant ces journées la police à tirer à balles réelles et il y a eu plus de 30 morts.

Depuis, ils s’est formé des assemblées de quartiers dans la plupart des villes et beaucoup dans la région de Buenos Aires. Il y en a environ 200 qui regroupe de 20 à 70 personnes, soit une moyenne de 4.000-14.000 personnes, sur des bases précises de cantines pour les plus pauvres, de cliniques ré-ouvertes avec du personnel bénévole, des zones de terrain cultivées pour obtenir des légumes pour subsister. On a également des récupérations d’usines abandonnées par leurs propriétaires et gérées par les employés, avec des activités annexes semblables à celles des assemblées. On a environ 220 entreprises dans la chimie, l’électroménager, la métallurgie, l’agriculture, la santé, etc., qui semble regroupé un nombre semblable de personne. Il existe aussi des lieux de troc, parce que les possibilités financières sont très faibles.

Les groupes autoritaires prônent aussi l’horizontalité, avec un fonctionnement tendant au centralisme, mais ils ont du mal à imposer leur message. Sur 38 millions d’habitants, la moitié vit au niveau du seuil de pauvreté ou carrément en dessous. Les événements argentins sont une réponse au libéralisme depuis la base et ils nous offre des pratiques et de quoi réfléchir (N°16 des "T« mps Maudits »).

6 Le juridique

- Frank : Lancement sur la région parisienne, au niveau du BR, d’un embryon de commission juridique et diffusion des coordonnées des deux avocats avec lesquels on travaille (Patrick Tymen, Paris XX, et carole Iturbide, Bobigny). Nécessité de formation juridique pour les dossiers prudhommaux et aide d’avocat pour connaître des ficelles au cas par cas.

- Brigitte : Assimilation de certaines actions et comportements à la grande criminalité, prévu dans la loi Perben, passage de 48 h à 76 h pour la garde à vue ; Et garde à vue peut être appliquée sur présomption d’infraction.

U corps de police est prévu pour infiltrer les groupes, provoquer l’infraction (en cas de dénonciation de l’infiltré 5 ans de prison possible). Les avocats, qui révèlent les personnes étant en garde à vue, sont passibles d’emprisonnement.

Pour le cas des copains en juin à l’Opéra Garnier, 60, 2 interpellés pour port de canif et perquisition à leur domicile.

Dans les milieux des réfugiés brigadistes italiens, des avocats de l’ETA, il y a eu saisie des disques durs des ordinateurs.

On peut imaginer que la multiplication des amendes viendra à bout des finances syndicats, voir aux faillites personnelles ou à une confrontation.

- Frank : banal et nouveau.

- Benoît : La lutte aux prud’hommes pour les archéos a été pour faire passer des CDI contre des CDD. Ca a permis de syndicaliser les archéos. Un avocat de la CGT dans l’Est a beaucoup aidé. Ce combat a donné des cas de jurisprudence.

Il est important d’être formé et d’avoir un réseau d’avocats. C’est parce qu’on peut lutter avec les prud’hommes, qu’on dit que c’est insuffisant. On n’a pas à se poser de problème de conscience sur ce plan.

- Éric : Le volet judiciaire conduit à l’isolement.

- Manu : Sur le plan syndical, on pourrait se retrouver enfermé dans un cadre juridique. C’est la répression de l’action juridique, sous le coup de l’entrave au droit du travail.
On peut mobiliser, mais on n’est pas très structuré. On donne beaucoup de fric à l’État (sous forme d’amendes). Par rapport à d’autres législations, on bénéficiait d’une certaine liberté.
La CNT réalise-t-elle bien cela ?

- Brigitte : Si on va sur le terrain judiciaire, c’est qu’on a perdu sur le terrain des luttes. Il faut réfléchir pour ne pas se faire prendre dans l’étau.
Pour la grève du Nettoyage à la Comatec, quand on a négocié avec le juge, il y avait connivence, connaissance entre le syndicat et l’avocat.
Il y a un arsenal juridique et il faut s’organiser pour résister. Il va y avoir des avocats qui seront de plus en plus mis en procès.

- Élodie : La répression dans les universités a beaucoup augmenté (trois interventions de flics en quinze jours sur Paris). Cette année les problèmes juridiques nous ont pris beaucoup de temps et beaucoup d’argent.
Il s’agit de 2 ou 3 leaders avec des dossiers bidon, mais c’est très usant. Du coup sur le fac, on n’a fait que du défensif. On essaie de constituer des dossiers par rapport à une stratégie future d’harcèlement contre nous.
Et pour les avocats, ça fonctionne par réseau, plus que par une structure CNT. On aura de nouveaux adhérents, pas formés, sur la garde à vue. Il faudrait quelque chose de plus systématique. Mais rien n’est clair.
Frank : fonctionnement FA
Filmer

- Brigitte : Pas de valeur juridique, seul un témoignage d’huissier est acceptable.

- Benoît : Maintenant il faut bien préparer les actions.

- Brigitte : Les intermittents s’organisent de façon indépendante. Ils ont une commission juridique qui se fait aider par des avocats.

- Micha : Un gendarme qui m’interrogeait m’a parlé de ma responsabilité morale, comme syndicaliste (lors de l’œuf envoyé sur la devanture d’une pharmacie à Auch).

- Brigitte : Pas valable. Il y a des réactions très timorées du conseil de l’ordre sur la loi Perben. Il y a des salles en construction dans les tribunaux pour grillager le local de l’avocat par rapport à son client (et télé surveillance/vidéo conférence possible entre avocat et client).

- Benoît : Avant les archéos occupaient des lieux officiels. Cette année c’était différent, quand on a occupé les Crs sont arrivés en position et des archéos se sont questionnés. Certains ont été embarqués pour rébellion (menaces avec un parapluie. Chez nous c’était inconnu et il y a vraiment un changement de ton. On a eu un projet babaorum, en manifestant avec des protections du patrimoine, pour obliger les forces de l’ordre à détruire le passé.
À Nantes, on avait une ligne de légionnaires romains en carton devant les Crs et d’autres archéos qui leur balançaient des œufs. Les caméras de la T.V. étant parties, on s’est demandé ce que les Crs allaient faire.

- Éric : On voit plein de gens ignorant la violence policière. Et à Annemasse des gens d’attac se transformant en auxiliaire de police en faisant de la délation par rapport à des copains ayant attaqué une station service.
En est en plein fascisme rampant, les lois Sarkozi, Perben sont des tests pour monter d’un cran

- Maryline : En tant que prof, à Vaulx-en-Velin, et on a eu peur de la répression en bloquant le bac, en n’étant soutenu par personne.

- Brigitte : On va vers la fascisation, les interdictions professionnels, etc. Il faut se préparer. La CNT est sur les lieux du travail, elle est trop compartimentée sur le terrain de l’entreprise. À l’heure actuelle, j’entends autre chose de la CNT sur le terrain des libertés individuelles.

- Élodie : Pour revenir au problème de gens qui n’avait jamais été dans cette situation, cela tient au feu de l’action. Dans les médias des députés (PS, chevénementistes) nous ont cités pour demander l’interdiction. Et aussi on nous cite souvent à côté des autres syndicats et aussi comme étant dans des actions peu "recommendables".

- Isabelle : Dans les luttes, il y avait une solidarité incroyable et si quelqu’un avait été impliqué, en tant que cénétiste, quand on nous criminalise, les gens vont nous défendre.

- Éric : Les conseils existent déjà sur internet en pdf, pour être téléchargés.

7 Débat sur les perspectives de luttes

lundi 18 août
Noël : - redéfinir une base idéologique
- comment développer des choses dans les petites boîtes ?

- les coordinations : pour y faire quoi ? et les inter-coordinations ?
- l’aspect économique

- Fouad : Pour la sécu on est trop faible encore pour impulser le mouvement alors que c’est le moment. Il ne faudra pas compter sur les grandes centrales, en revanche avec le G10 et les courants oppositionnels dans les grandes centrales.

- Isabelle : Des dates sont-elles déjà annoncées à part l’appel de la FSU à faire des AG le 1-9 ?

- Ludovic : Pessimiste quant à la reprise du mouvement dans l’éducation.

- Manu : Même si elle n’a pas rencontré un grand succès il faut savoir qu’il existe une brochure sécu (matos à valider au prochain CCN). Marseille bosse sur l’UNEDIC. Il faut nous munir d’un discours solide et de matériel de propagande adéquat.

- Ricardo : On est à un tournant : beaucoup d’entre nous ont récemment vécu des luttes collectives très fortes mais qui ont échoué. On ne sait pas si le mouvement reprendra à la rentrée (même s’il est déjà encourageant de voir qu’ici comme au Larzac on reste très motivé). Il faudra impulser un mouvement basé sur des AG souveraines en le proposant directement et systématiquement. Le vrai test sera là puisqu’il est hors de question de faire confiance aux grandes centrales syndicales.

- Françoise (qui rencontre la CNT pour la première fois) : Le rma c’est effroyable : c’est l’équivalent d’un CES pour les entreprises privées.

- Noël : Le rma n’est pas encore passé au sénat. Le Pare sera généralisé le 24 janvier 2004.

- Elise : il est important d’avoir des outils de propagande qui fourniraient une analyse claire pour construire la lutte.

- Isabelle : Contrairement à la décentralisation (faute de...) il est hors de question de travailler sur la sécu sans qu’un travail de fond ait été fait auparavant.

- Noël : n’oublions pas que le BI est le lieu où construire l’argumentation/le débat.

- Manu : Le site internet est devenu une base de données (tracts) très utile : il ne faut pas négliger cet outil, au contraire. La CNT doit aller délivrer des informations brutes à la base qui ensuite comprendra mieux nos revendications et se les appropriera d’autant plus facilement.

- Ricardo : Il faut associer la base à la phase d’élaboration des revendications qui est une phase de réflexion qui fait partie intégrante de la mobilisation. Idée de cahiers de doléances.

- Isabelle : Cahiers de doléances efficaces pour certaines luttes (manque de moyens), en revanche sur des questions plus techniques il faut absolument avoir des infos. Les doléances c’est aussi une technique de FO qui aboutit à des luttes encore plus corporatistes.
Elise : AGCS ? Est-ce que cela ne nous concerne pas ? Ou bien doit-on avoir aussi une analyse là-dessus qui pourrait nous faire rebondir sur la sécu, le RMA...
- Manu : Pas très calé sur l’AGCS et si ça parle à de plus en plus de monde ça reste limité à certains milieux (ATTAC notamment).

- Manu : On doit rester globalement très proche des précaires qui sont restés en dehors des derniers mouvements. Tout particulièrement les moins de 25 ans auxquels le RMA va piquer encore plus de boulots.
- Benoît : Problème de mobilisation des précaires : à Nantes il y a eu débat, il ne savent pas encore comment les amener à bouger sur l’UNEDIC et le RMA.
Par ailleurs comment faire bouger le privé, surtout les boîtes où il n’y a pas de syndicat ?

- Elise : À la CNT en ce moment il y a un déficit de propositions et d’analyses vers les précaires. Qu’est-ce que ça veut dire syndiquer des précaires aujourd’hui ?

- Noël : Réforme Balladur suffisante pour axer une campagne vers le privé ? Il faut travailler sur le droit de grève dans le privé (via des tracts). Fournir des sources d’information (internet) pour que chacun puisse vérifier que sa profession est couverte.

- Isabelle : On ne peut pas dire que la CNT ne travaille pas sur les précaires à moins d’oublier le mouvement emploi-jeunes et le collectif des non titulaires sur le 93, ainsi que le travail avec les contractuels.

- Noël : On est dans un système de réinstallation du libéralisme. Le gouvernement n’est plus sur le terrain de l’Etat Providence. Il y a des projets de loi déposés qui iront contre le droit de grève (transports). Il faut travailler sur le rapport de force avec le gouvernement/patronat. Demande qu’on fasse ressortir de ce débat des tactiques globales de lutte.

- Manu : Casser l’obscurantisme dans lequel les grandes centrales nous entretiennent : s’il faut construire une analyse ce n’est pas pour faire des cénétistes des experts mais pour être aptes à informer. Comme le fait Attac, la CNT peut devenir acteur de l’information populaire.

- Christophe : sur les argumentaires les autres organisations avaient une ou plusieurs longueurs d’avance sur nous. Cette fois il ne faudra pas être suiveurs. C’est là un point stratégique important. Idée de journées de lutte générale interpro (et non de grève, style 1er mai). Ne pas entrer dans le jeu des temps forts.

- Ricardo : Difficile d’élaborer une stratégie a priori sans avoir jaugé le terrain. Néophyte par rapport à internet : comment utiliser efficacement cet outil à la CNT ? (il a eu des infos sur le mouvement dans le 93 par Sud-Educ Rhône. Impression qu’on n’utilise pas suffisament bien l’outil internet au niveau fédéral et confédéral.

- Hélène : Dans les villes où la CNT est peu implantée (comme Strasbourg) et que des luttes sont menées sur plusieurs fronts (fac-éduc + rma sur Strasbourg) comment gérer la situation ? se disperser ou faire des choix ?

- Fouad : Bourses du travail à investir.

- Noël : bourse du travail comme outil de coordination, c’est une idée.
Gêné par l’impression que les participants au débat ne réagissent que par rapport à leur propre vécu : les précaires ne fréquentent pas les milieux militants, il faut donc aller les chercher. Sans oublier que quand quelqu’un traverse d’énormes difficultés (RMI, SDF...) il n’est pas dans la lutte.

- Isabelle : Travail sur les agences d’intérim (diff de tracts sur les droits des intérimaires) = travail modeste mais qui peut contribuer au développement dans le privé.
Idée des occupations d’usines par les travailleurs du public. Une inquiétude toutefois : la réaction des ouvriers sur place.
En 98 il est arrivé de voter en AG l’affrontement avec les flics : c’est arrivé et ça a radicalisé le mouvement ! il faut que les AG discutent de leur façon de gérer ça.

- Noël : Il ne faut pas s’en prendre au gouvernement qui n’est qu’un larbin du capital. Il faut donc cibler plutôt sur le MEDEF et les CCI. C’est tactique de ne pas se tromper de cible.

- Fred : C’est de la même analyse qu’était sortie l’idée de la campagne contre le MEDEF il y a un an.
La presse : contre information qui sape le mouvement. Il faut essayer de mettre des médias en grève au même titre que nous. De fait ils assurent un service minimum qu’ils se sont imposé eux mêmes. Dès le début du mouvement il faudrait faire la démarche de differ des tracts vers les travailleurs de la presse. C’est un enjeu stratégique.
Pour bosser sur les PME il ne faut pas parler que du MEDEF mais aussi de la CGPME sur laquelle on n’a pratiquement jamais rien fait.
Il ne faut pas qu’on tombe à la CNT dans une dérive « médias tous pourris ! ». on serait les seuls si on avait une démarche vers les travailleurs de la presse (qui ne sont pas tous journalistes) en tant que salariés.

- Noël (synthèse) Soit au prochain CCN, soit localement, on va bientôt décider d’axes stratégiques.
Analyses sur l’aspect idéologique. Quels lieux pour la lutte ? (privé, occupations d’usines par le public).
Travail sur le droit de grève.
Précaires. Comment resserrer les liens autour de la CNT : comment aider ceux qui sont dans la précarité la plus totale ?
NB : à Poitiers et Marseille un travail a été lancé sur le rma et l’Unedic. A Rennes, projet sur la sécu, éventuellement axé sur l’assurance maladie.

7 conclusion de l’ag des participants à Masseube

dimanche matin, comme propositions faites à l’ensemble des syndicats de la Confédération pour des motions/accords de congrès (ou CCN) afin d’améliorer le camping qui grossit chaque année (environ 120 participants cette année).
Président de séance et prise de note, Fred.

1- Compte-rendu de Nancy, commission d’organisation du camping cette année. Nous avions accepté le mandat confédéral l’année dernière et avons donc mis en place une commission de 3 personnes pour l’organisation du camping 2003. Nous avons essayé de respecter les décisions prises suite au camping 2002. Nous sommes notamment arrivés quelques jours en avance pour préparer l’arrivée des camarades (courses notamment). Nous avons ensuite fait le suivi au jour le jour du camping et essayé de gérer les problèmes qui ont eu lieu le mieux
possible.

2- Remarques techniques.
Affiner la coordination pour l’organisation de la nourriture, autogestion de la salle et des tâches :
- commission "bouffe" avec les conseils de Mathurin, camarade de la CNT Auch qui se propose de faire des menus pour la semaine (il est cuisinier en lycée et connaît bien l’affaire)
- nécessité pour les mandatés à l’organisation d’arriver quelques jours avant le début du camping afin de préparer les stocks de nourriture, de prendre contact avec le camping, etc.
- insister sur l’importance des inscriptions à l’avance pour que les organisateurs puissent avoir une idée des stocks nécessaires pour débuter le camping
- achat de matériel avec les bénéfices faits cette année.
- quel que soit le nombre de participants, il faut fixer à trois le nombre de tâches (ménage, cuisine, vaisselle) a réaliser par personne dans la semaine
- accueil plus marqué avec une commission chargé d’accueillir les nouveaux arrivants pour l’inscription aux tâches, le paiement, les infos à savoir (camping par exemple)
- mettre en place des tarifs spéciaux pour les chômeurs et précaires ainsi qu’une caisse de solidarité
- conserver un week end complet pour que ceux qui ne sont pas en congés puissent venir sur 2/3 jours.

3- Organisation des débats.
- conserver la grille d’organisation de cette année (horaires, journée de relâche, cinéma, concert, randonnée, etc.)
- respecter les horaires
- faire de temps en temps des débats en petits groupes pour que tou(te)s puissent s’exprimer : introduction générale, débat en petits groupes sur 2/3 thèmes dégagés par l’introduction, synthèse en commun.
- préparation des débats plus stricte : prévenir ceux qui proposent des débats s’ils sont retenus ou non et présentation écrite de ces débats. La commission d’organisation du camping doit s’occuper du recensement des débats et doit faire une sélection s’il y en a trop de proposés.
- affichage (ou mise à disposition) de ces présentations ainsi que des prises de notes des débats déjà passés sur des panneaux dans un coin de la salle.
- plaquette de présentation pour les adhérents avec liste des débats/organisateurs
- possibilité d’avoir des films/documentaires en introduction des débats
- organisations d’ateliers pratiques (écriture d’un tract, d’un courrier officiel, création d’un syndicat, etc.)
- panneaux de présentation des luttes syndicales (tracts, revues de presse)

4- Gestion des problèmes divers apparus cette année.
Peu de gens de l’International :
- renforcer les liens entre la commission et le secrétariat international
- proposer aux "internationaux" d’organiser des débats eux-aussi afin de les rendre plus acteurs
- fixer une fois pour toutes les dates du camping du 18 au 25 août à Masseube afin que tout un chacun puisse préparer sa venue à l’avance.
Suite aux problèmes survenus cette année avec des non-adhérents :
- mieux préciser qui peut venir au camping et comment : validation par le syndicat dont le sympathisant relève et non-adhérent doivent venir accompagnés par un adhérent qui s’en porte garant.
- importance de la commission d’accueil dont une partie doit être mandaté pour la sécurité du camping.
- texte d’explication de ces mesures en interne pour explique aux nouveaux arrivants cette rigueur nécessaire dans l’organisation
- donner une fiche sur les règles de vie et d’accueil au moment de l’inscription (horaires du camping, inscriptions, tâches, etc.)
- AG de fonctionnement rapide tous les deux jours
- assurance de la confédération sur le camping et les locaux en cas d’accident/problème (déjà fait cette année par Nancy)
- éviter toute propagande publique (site internet, CS, etc.) et privilégier le BI, les contacts par les syndicats et développer l’intranet sur le site.
Enfin, dernier point abordé sans conclusion, les avis étant divergents : la gestion de l’alcool (prix, vente ou non par la CNT, heur de fermeture du "bar CNT" ?). Par contre, la décision d’interdire l’alcool durant les débats est maintenue de même que l’interdiction de fumer dans la salle.

8 AG de fonctionnement

du vendredi 22 août au matin ; 8h45 - 9h15 environ, 22 présent-e-s, adhérent-e-s uniquement. Prise de notes : Jean-Marc (Educ 75).

La Commission d’organisation : hier soir, la commission d’organisation de Masseube 2003 a décidé d’exclure du camping deux personnes, non adhérentes à la CNT, qui ont été convoquées et à qui on a dit de partir. La commission a également récupéré deux cassettes numériques d’images filmées par l’une de ces personnes pendant les débats.

Motifs de ces exclusions : le premier (Abdallah) avait été agressif physiquement envers une camarade. Il s’est ensuite excusé auprès d’elle, mais cet incident ayant créé un malaise persistant, on a jugé préférable qu’il parte. Le second (Ismael) s’était fait remarquer les jours précédents par plusieurs réflexions sexistes et prises de positions religieuses ; nous avons fini par apprendre qu’il était le webmaster d’un site djihadiste, "la Voix des Opprimés" (http://lvo.info), qu’il avait été arrêté en septembre 2001 pour appartenance à la mouvance islamiste (http://www.transfert.net/a7359), et qu’avant de venir à Masseube il s’était également rendu aux campings de No Pasaran et de l’OCL, dont il avait été exclu. A. a accepté de partir sans problème, I. a montré plus de mauvaise volonté, mais les choses se sont passées dans le calme.

- Hélène (Metz) : on aurait dû dire plus clairement à I. que ses positions politiques sont contradictoires avec celles de la CNT ; que son exclusion n’est pas une décision de circonstance prise par quelques individus, mais reflète la position générale de la CNT.

- Divers (Dragi, Nil, Fabienne...) : on n’a justement pas voulu en débattre avec lui, parce que ça aurait rendu la chose encore plus compliquée. I. a d’ailleurs lui-même essayé de lancer le débat sur les motifs de son exclusion, mais on a refusé d’en discuter avec lui, et on lui a dit que notre décision était non négociable, pour que ça dure pas des heures.

- Fabienne (Rennes) : veut des précisions sur les cassettes numériques.

- Dragi (Nancy) et Manu (Nîmes) : I. a filmé une partie des débats du camping. On a récupéré deux cassettes ; sur l’une d’elles figurent des images personnelles (vidéo de vacances), qu’on s’est engagées à lui restituer. La CNT-RP s’occupera donc de les visionner et de les lui rendre après avoir effacé toutes les images de notre camping. I. refusait que les images de sa famille soit visionnées par un homme (parce qu’on y voit son épouse sans le voile...).

- Manu : ces événements renvoient à ce dont on avait discuté le jour même - la question de l’ouverture du camping aux non-adhérents.

- Divers : on évoque le fait que le camping ait été annoncé sur le site Internet confédéral. Certains disent que cette annonce publique ne pose pas de problème ; d’autres pensent que les dates, le plan d’accès au camping, etc. ne devraient pas figurer sur le site ni dans le CS, pour éviter de voir débarquer des inconnus.

- Dragi : la publication "large" des informations sur le camping avait pour but d’y ramener un maximum de gens de la CNT ; A. et I. sont des cas exceptionnels. Il ne faut pas tomber dans un délire "camping clandestin".

- Fabienne : le problème vient aussi du fait que lundi, lors de la première AG de fonctionnement, on n’a pas décidé clairement quels débats étaient internes, qui peut assister à quels débats, etc. Rappelle qu’elle-même voulait que certains débats soient réservés aux adhérents.

- Manu : ce qui s’est passé est une leçon, et il est dommage que le problème ait mis plusieurs jours à émerger et à être traité. Les mêmes ennuis auraient pu avoir lieu avec un adhérent (comportement douteux) ou un sympathisant (problème politique).

- Dragi : la question des débats "internes ou non" n’a rien à voir avec l’exclusion d’I., dans la mesure où c’est sa présence même au camping qui posait problème.

- Fred (Paris) : le vrai débat est de savoir qui on accepte ou non au camping. Des pseudo-"sympathisants" qui passent leur temps à critiquer la CNT, ont un comportement sexiste ou des positions politiques très opposées aux nôtres doivent être virés.

- Nil (Paris) : ce seraitdommage qu’à cause d’un seul gars, on ferme entièrement le camping aux sympathisants. Rappelle que des gens ont adhéré à la CNT après être venus à Masseube... Ce qu’il faut surtout faire, c’est être attentif au "recrutement" des sympathisants qu’on invite.

- Manu : d’accord pour dire que le camping doit rester public. Par rapport à la façon dont le problème a été géré, la CNT a réagi comme elle devait le faire ; si cette exclusion vient à être connue publiquement, c’est tant mieux (on peut la justifier, on n’a pas peur de passer pour des stals).

Fred : ce qui est regrettable, c’est que le problème ait mis plusieurs jours à émerger et à être traité. Il faut prendre l’habitude de réagir plus vite si des gens au camping font des réflexions bizarres ou ont une attitude douteuse. La commission d’organisation n’a effectivement appris le problème qu’à minuit hier.

Divers : l’AG valide a posteriori la décision d’exclusion prise par la commission. Il faut une trace écrite de cet épisode, mais il ne faut pas que ça reste comme "le" souvenir de Masseube 2003 ; c’est une anecdote au milieu de beaucoup d’autres choses plus intéressantes.