Reclus, les anarchistes et les marxistes

Reclus, les anarchistes et les marxistes

mercredi 3 août 2005, par frank

Article paru dans la revue Hérodote N° 22, en 1981. Comme 2005 est le centenaire de la mort de Reclus, c’est une façon de faire un bilan : pas d’anarchisme vraiment social, mais que d’analyse sociale fine, dont il faut s’inspirer aujourd’hui !

Frank, CNT 91

Reclus, les anarchistes et les marxistes

Reclus est considéré comme un des théoriciens de l’anarchie, mais on peut relever certaines contradictions entre son appartenance momentanée à la franc-maçonnerie et son anarchisme (1) ; son électoralisme en 1870 et son antiparlementarisme ultérieur, son dévouement pour Bakounine et le jugement sévère de ce dernier sur Elisée et son frère : Unis dans les principes, nous nous sommes séparés très souvent, presque toujours, sur la question de la réalisation des principes. Eux aussi, comme leur amie, croyaient, il y a deux ans au moins, à la possibilité de concilier les intérêts de la bourgeoisie avec les légitimes revendications du prolétariat (2).

Néanmoins, Bakounine fit de Reclus son légataire (avec Cafiero) et c’est Reclus qui fit un choix des manuscrits de Bakounine qu’il publia sous le titre de Dieu et l’État en 1882.

La seule édition de ce texte - le plus connu et le plus publié des textes anarchistes - suffit à montrer le rôle de Reclus. Il eut la même perspicacité pour Kropotkine, dont il choisit des articles qu’il préfaça et qu’il intitula Paroles d’un Révolté en 1885. Dix ans plus tard, Reclus faisait de même pour un autre livre de Kropotkine qu’il préfaça également et intitula La Conquête du Pain.

Ainsi Elisée a marqué de sa personnalité trois oeuvres fondamentales de l’anarchisme, et pourtant ses idées sont presque oubliées (3)’.

Bakounine, dans une lettre de 1875 à Elisée, lui écrivait :

Oui, tu as raison, la révolution, pour le moment, est rentrée dans son lit, nous retombons dans la période des évolutions, c’est-à-dire dans celle des révolutions souterraines, invisibles et souvent même insensibles (4).

Et Reclus lui-même souligne cette idée dans la préface de La Conquête du Pain : Certes, l’imminente révolution, si importante qu’elle puisse être dans le développement de l’humanité, ne différera point des révolutions antérieures en accomplissant un brusque saut : la nature n’en fait point. Mais on peut dire que, par mille phénomènes, par mille modifications profondes, la société anarchique est déjà depuis longtemps en pleine croissance.

Dans son seul livre politique - indépendamment des brochures -, L’évolution, la révolution et l’idéal anarchique, publié en 1897, Reclus explique son point de vue : Il faut se méfier non seulement du pouvoir déjà constitué, mais encore de celui qui est en germes.(5)

Sur les tentatives communautaires : On avait eu le ferme vouloir de transformer le monde et tout bonnement on se transforme en simple épicier. Néanmoins, les anarchistes studieux et sincères peuvent tirer un grand enseignement de ces innombrables coopératives (6).

Le chapitre final est remarquable par ses nuances : Nous ne nous leurrons point d’illusions : nous savons que la victoire définitive nous coûtera encore bien du sang, bien des fatigues et des angoisses. A l’Internationale des opprimés répond une Internationale des oppresseurs.

La lucidité de Reclus explique sa triple position de patience, d’éthique et de tolérance envers la violence révolutionnaire :

Etre le défenseur de la justice ou le complice du crime, il n’y a point de milieu ! En cette matière se pose encore, comme dans toutes les autres questions sociales, le grand problème qui se discute entre Tolstoï et les autres anarchistes, celui de la non-résistance ou de la résistance au mal. Pour notre part, nous sommes d’avis que l’offensé qui ne résiste pas, livre d’avance les humbles et les pauvres aux oppresseurs et aux riches. Résistons sans haine, sans esprit de rancune ni de vengeance, avec toute la douceur sereine du philosophe et son vouloir intime en chacun de ses actes, mais résistons’ ! (7)

Au point de vue révolutionnaire, je me garderai de préconiser la violence, et je suis désolé quand des amis entraînés par la passion se laissent aller à l’idée de vengeance, si peu scientifique, stérile. Mais la défense armée d’un droit n’est pas la violence. (8)

Tant d’injustices, d’infamies, de cruautés individuelles et collectives s’accomplissent journellement, qu’on ne saurait s’étonner de voir incessamment germer toute une moisson de haines... et la haine est toujours aveugle. (9)

Certes, j’admire le haut caractère de Ravachol, tel qu’il s’est révélé même à travers les débats de police. Il va sans dire aussi que je considère toute révolte contre l’oppression comme un acte bon et juste. " Contre l’iniquité la revendication est éternelle. " Mais dire que " les moyens violents sont les seuls réellement sérieux ", oh non, autant dire que la colère est le plus sérieux des raisonnements ! Elle a sa raison d’être, elle a son jour et son heure, mais la lente pénétration de la pensée par la parole et par l’affection a une tout autre puissance. Par définition même, la violence impulsive ne voit que le but ; elle se précipite à la justice par l’injustice ; elle voit " rouge ", c’est-à-dire que l’œil a perdu sa clarté. Ceci n’empêche nullement que le personnage de Ravachol, tel que je le vois et que se le représentera la légende, ne soit une très grande figure. (10)

Il importe de souligner l’importance que Reclus accorde aux questions morales et à la spiritualité. Peut-on fonder une morale sans Dieu ? Non.

Il n’est ni ne sera possible de fonder une morale populaire uniquement sur la raison... Un cadre ne peut nous donner un tableau ; la raison la plus sagace accompagnée de toutes les bonnes raisons du monde, ne nous enseignera point l’art de nous conduire ; il faut à la mise en train de notre morale toutes les forces de l’être vivant. Et parmi ces forces, se trouvent précisément celle de l’amour, de l’enthousiasme, qui se mêlaient diversement à la religion de nos ancêtres. Ces forces étaient mal employées, puisqu’elles se perdaient à l’adoration de l’inconnu. [...]

Le bien public, autrement dit, le bonheur de tous les hommes, nos frères, deviendra naturellement l’objet spécial de notre existence renouvelée. Nous aurons ainsi notre religion, qui, désormais, ne sera point en désaccord avec la raison, et cette religion, qui d’ailleurs n’est point nouvelle et fut pratiquée de tout temps par les meilleurs, comporte tout ce que les religions anciennes avaient contenu de bon. (11)

Certes, notre illusion serait grande si, dans notre zèle enthousiaste, nous comptions sur une évolution soudaine des hommes dans le sens de l’anarchie. Nous savons que leur éducation de préjugés et de mensonges les maintiendra longtemps encore dans la servitude. Quelle sera la e spirale e de civilisation par laquelle ils auront à monter avant de comprendre enfin qu’ils peuvent se passer de lisières ou de chaînes ? Nous l’ignorons, mais, à en juger par le présent, cette voie sera longue. [...]

Quoi qu’il en soit, et que des années, des décennies ou des siècles nous séparent de la révolution définitive, nous n’en travaillons pas moins avec confiance à l’oeuvre que nous avons entreprise, étudiant avec intérêt l’histoire contemporaine, mais sans y prendre une part qui puisse nous rendre traîtres à nos convictions (12).

Kropotkine a décrit Reclus comme le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du xvii siècle ; l’homme qui inspire les autres, mais qui n’a jamais gouverné et ne gouvernera jamais personne, l’anarchiste dont l’anarchisme n’est que l’abrégé de sa vaste et profonde connaissance de manifestations de la vie humaine sous tous les climats et à tous les âges de la civilisation [...] . (13)

Actuellement, les oeuvres anarchistes de Reclus, mise à part la réédition récente de L’Evolution, Révolution et l’Idéal anarchique, n’apparaissent que rarement dans la presse libertaire.

C’est peut-être en Espagne que Reclus a eu l’influence la plus profonde ses oeuvres géographiques et anarchistes étaient dans la plupart des bibliothèques collectives anarcho-syndicalistes et son prénom a été donné à de nombreux militants. Pendant la guerre civile de 1936-1939, la Nouvelle Géographie universelle et L’Homme et la Terre furent brûlés soit par des pro-communistes (14) soit par des franquistes (15). Après la guerre, le publiciste anarchiste Felipe Alaiz s’appuya sur Reclus pour publier une série de brochures socio-économiques.

Reclus et les marxistes

Reclus n’a guère eu de rapports directs avec Marx et Engels, qui, pourtant, l’ont jugé sévèrement.

Ce que pensent les socialistes parlant français m’amuse particulièrement. Ces socialistes " parlant français " sont représentés, bien entendu, par la triste figure des frères Reclus (co-fondateurs secrets de l’Alliance, et parfaitement inconnus pour ce qui est d’œuvres socialistes). (Marx) (16).

Elisée est un compilateur ordinaire, et rien d’autre. Vu que lui et son frère ont participé à la création de l’Alliance secrète, s’il le veut, il peut te raconter plus de choses vraies sur ce sujet que tu ne peux lui en dire. S’il est ou non dans le camp de ces types est absolument sans importance ; politiquement, c ’est un cafouilleur et un impuissant. (Engels) (17).

Malgré le mépris de Marx et d’Engels, la science soviétique actuelle reconnaît quelques mérites à Reclus, comme le montrent les différentes éditions de la Bol’chaya Sovetskaya Entsiklopedia. La présentation la plus complète est celle de l’ « Encyclopédie Philosophique » ", que nous donnons intégralement

Jean Jacques Elisée Reclus - 15 mars 1830 - 4 juillet 1905. Français, géographe et théoricien de l’anarchisme. En 1865, il adhéra à la Première Internationale et soutint Bakounine. En 1871, il combattit dans les rangs des défenseurs de la Commune de Paris. Après la défaite, il fut banni de la France. De 1892 à 1905, il enseigna la géographie à l’Université Nouvelle de Bruxelles créée à son initiative. Reclus acquit une renommée universelle par ses travaux géographiques, dans lesquels son talent popularisateur et littéraire étincelant s’unissait à d’énormes connaissances. Les oeuvres de Reclus sont emprégnées d’idées sur l’humanisme et la solidarité entre les peuples.

Dans son ouvrage L’Homme et la Terre (traduction russe, 6 tomes, 1906-1909), Reclus s’est efforcé de donner une image globale du développement de l’humanité. Bien que Reclus ait exagéré l’influence de l’environnement sur la société humaine, il ne fut pas un géographe déterministe. Reclus faisait la différence entre le milieu statique (conditions naturelles) et le milieu dynamique (conditions sociales, en soulignant que ce dernier modifiait l’influence du premier. Reclus a insisté sur trois faits sociaux ou lois fondamentales de l’histoire : la division de la société en classes et la lutte entre elles ; la révolution sociale, considérée comme la recherche de l’équilibre entre les classes ; et le rôle prédominant de l’individu. Reclus a suivi la théorie subjective du héros et de l’héroïsme dans l’histoire. L’apparition des génies et la meilleure utilisation des qualités intellectuelles des gens de génie par la société constituent le critère du progrès. La différence entre l’évolution et la révolution a été évoquée par Reclus en de nombreuses pages. Selon la définition de Plekhanov : par le caractère social de ses réflexions, Reclus rappelle fortement les encyclopédistes du xvii siècle.

Intervenant en tant que théoricien anarchiste, Reclus a ajouté à l’interprétation anarchiste la formule humaniste de Rabelais : "Fais ce que tu voudras » et est tombé dans des contradictions insolubles, en s’efforçant par une approche anarchiste de résoudre le problème de la liberté de l’individu et la défense de l’anarchisme (20).

Le marxiste qui a le plus étudié Reclus est Georges Plekhanov dans l’article en russe E. Reclus théoricien de l’anarchisme (21).

Plekhanov constatait qu’en 1906, Evolution, Révolution et Idéal anarchique (publié en 1897) en était à sa sixième édition et déclarait : « il n’y a pas lieu de s’étonner de ce succès » dû à la renommée et au talent littéraire de Reclus. Mais il convient d’analyser les points faibles du livre, qui sont également ceux de l’anarcho-communisme ».

La première critique de Plekhanov porte sur la définition que Reclus donne de l’évolution et de la révolution. Plekhanov la récuse, en insistant plus particulièrement sur la conception de Reclus citant Linné, selon lequel la nature ne fait pas de saut. Au contraire, pour Hegel, « la nature fait des sauts ».

Plekhanov critique la vision du héros chez Reclus. Ce dernier n’écrivait-il pas :

Si d’une part nous voyons l’homme isolé soumis à l’influence de la société tout entière avec sa morale traditionnelle, sa religion, sa politique, d’autre part nous assistons au spectacle de l’individu libre qui, si limité qu’il soit dans l’espace et dans la durée des âges, réussit néanmoins à laisser son empreinte personnelle sur le monde qui l’entoure. [...] II est facile de retrouver distinctement dans l’histoire la trace de milliers et de milliers de héros que l’on sait avoir personnellement coopéré d’une manière efficace au travail collectif de la civilisation. [...] Sans vouloir grandir ici la valeur propre de l’homme devenu conscient de ses actions et résolu à employer sa force dans le sens de son idéal, il est certain que cet homme représente tout un monde en comparaison de mille autres qui vivent dans la torpeur d’une demi ivresse ou dans le sommeil absolu de la pensée et qui cheminent sans la moindre révolte intérieure dans les rangs d’une armée ou dans une procession de pèlerins. A un moment donné, la volonté d’un homme peut se mettre en travers du mouvement de panique de tout un la liberté de tout un peuple.

Tout en reconnaissant que Reclus repousse la confusion possible de ces héros avec une hiérarchie, une aristocratie, et s’oppose aux « élites » au pouvoir, Plekhanov demande : Mais où donc les idéologues prennent-ils les idées ? Il est impossible d’aller plus loin dans l’idéalisme.

En fait, Plekhanov n’a pas voulu saisir que Reclus se refuse au déterminisme et montre par des faits que la fascination religieuse est toujours présente, malgré l’annonce de sa disparition par les encyclopédistes du xvii siècle : Historiquement, la terreur de l’inconnu, origine de la Religion, me paraît avoir précédé le régime de la propriété privée. Si l’homme a tant de peine à se révolter contre l’injustice, c’est qu’il se sent toujours dominé par le mystère. (22)

Plekhanov semble lire Reclus à l’envers. Là où Reclus souligne la puissance de la réaction, la fragilité des illusions, Plekhanov conclut : « Le fondement de toute cette argumentation sert une idée, à savoir qu’en fin de compte l’intelligence triomphera toujours. » Plekhanov assimile Reclus à un encyclopédiste du xvii siècle (sans vouloir voir que les critiques et la leur de Reclus sont très différentes) et considère qu’il a écrit en sociologie des « impuissances puériles » en répétant la « grande erreur » de l’anarchisme.

Plekhanov considère enfin Reclus comme un antimarxiste et il cite le texte suivant :

Ainsi, voyez comment on a traité cette individualité puissante, Marx, en l’honneur duquel des fanatisés, par centaines de mille, lèvent les bras au ciel, se promettant d’observer religieusement sa doctrine ! Tout un parti, toute une armée ayant plusieurs dizaines de députés au Parlement germanique, n’interprètent-ils pas maintenant cette doctrine marxiste précisément en un sens contraire de la pensée du maître ? Il déclara que le pouvoir économique détermine la forme politique des sociétés, et l’on affirme maintenant en son nom que le pouvoir économique dépendra d’une majorité de parti dans les assemblées politiques.

Mais Plekhanov tronque ce texte qui se poursuit ainsi :

Il [Marx] proclama que l’Etat, pour abolir le paupérisme, doit s’abolir lui-même, car l’essence du mal gît dans l’existence même de l’Etat. " Et l’on se met dévotement à son ombre pour conquérir et diriger l’Etat ! Certes, si la politique de Marx doit triompher, ce sera, comme la religion du Christ, à la condition que le maître, adoré en apparence, soit renié dans la pratique des choses. (23)

Il faut se méfier non seulement du pouvoir déjà constitué, mais encore de celui qui est en germe. « Les révolutions furent toujours à double effet on peut dire que l’Histoire offre en toutes choses son endroit et son revers. »

Oui, les idées de Reclus n’ont rien perdu de leur actualité ni de leur justesse.

Martin ZEMLIAK (= Frank Mintz)

1. Léo Campion affirme dans son livre Les anarchistes dans la franc-maçonnerie, Marseille, 1969, que Reclus fut un maçon fervent. Mais Elisée écrivit (notice préliminaire à l’ Anarchie ) : Les paroles qui suivent furent prononcées en 1894 dans la loge maçonnique des " Amis Philanthropes " de Bruxelles, quoique, depuis 36 années, l’orateur, simple " apprenti ", n’eût jamais, par principe, collaboré en quoi que ce soit à l’œuvre de la société fermée des F. M. . Voir aussi Les frères Elie et Elisée Reclus, ou du protestantisme à l’anarchisme, Paris, les Amis d’Elisée Reclus, 1964, p. 59.

2. Fin 1871, Archives Bakounine, I, p. 245.

3. Voir le commentaire de Maurice Joyeux de L’évolution, la révolution et l’idéal anarchiste (sic), Le Monde Libertaire, 19-4-1979.

4. Archives Bakounine V ., et Arthur Lehning, Michel Bakounine et les autres , 10/18.

5. p. 113 éd. originale, p. 82 ré-édition 1979.

6. pp. 197, 280-281.

7. L’anarchie et l’Eglise, 1901.

8. Lettre à Richard Heath, 18-2-1883, Correspondance, II, p. 279.

9. 25-3-1892, Correspondance, III, p. 108-109.

10. 7-6-1892, Correspondance, III, p. 118.

11. 12-1905, Correspondance, III, p. 324, cité par Jean Bossu, Elisée Reclus .

12. L’évolution légale et l’anarchie.

13. Kropotkine, Autour d’une vie, Stock, rééd. 1971, p. 403-404.

14. A Artesa de Lérida, in Mintz, L’autogestion dans l’Espagne révolutionnaire, éd. Maspero, p. 366.

14. A Arcos de la Frontera, in Manuel Temblador, Recuerdos de un libertario andaluz. 1980, p. 33.

16. Marx, lettre à Bracke, 20-11-1876, in Sotchinenia (ceuvres en russe), 2e éd., t. 34, p. 174.

17. Engels, lettre à Liebknecht, 31-7-1877, op. cit., p. 220-221.

18. Version 1941 : a On considère Reclus comme le fondateur de la géographie française actuelle » ; version 1955 : (à propos de la a Nouvelle Géographie universelle ») " premier parmi les oeuvres de l’histoire de la géographie à décrire tous les pays du monde entier à partir de données scientifiques valables » ; version 1975 : " Reclus a subi l’influence des géographes de l’école du développement de la société, mais il ne fut pas partisan du déterminisme géographique ».

19. Article de G. Valentinovitch dans Filosofskaya Entsiklopedia, Moscou, 1967.

20. Littéralement : « Bezgosudarstvennost », non-Etat.

21. E. Reclus kak teoretik anarkhizma publié en 1906 dans Sovremennaya Jizn, n° 9-10, et repris dans les oeuvres en russe, éd. 1925, t. XVI, p. 151-181.

22. Lettre à Jean Grave, directeur des Temps Nouveaux, 25-12-1899, citée dans Correspondance ib, p. 215.

23. Préface au Socialisme en danger,de Domela Nieuwenhuis, 1897, p. VIII.