Briser le continuum de l’oppression (Il n’existe pas un seul instant qui ne porte en lui sa chance révolutionnaire. Walter Benjamin)

lundi 12 novembre 2018, par Mintz Ariane, Rosenzweig Basile

Walter Benjamin a laissé une interprétation historique importante qui est exposée dans le texte et le livre commentée.

Il me semble que le suicide de Walter Benjamin en septembre 1940, quelques mois après avoir écrit une analyse de l’histoire, a un sens singulier.

Walter Benjamin se suicide dans l’Espagne franquiste alliée au nazisme à Port-bou [certainement pour prendre un bateau pour l’Amérique], maisil est à la frontière française d’une France occupée par les nazis.

Cet acte a un sens historique qui mérite plusieurs commentaires.

Je ne souligne que le premier : ce suicide était-il politique (comme plus tard Stefan Zweig au Brésil) ? Ou bien, une façon de refuser de voir la réalité du nazisme et de l’URSS unis au dépend de la Pologne, de la France et de l’Espagne franquiste ?

Maurice Thorez, chef du PC français, porté aux nues par un Louis Aragon ridicule, se trouvait en URSS sur ordre du Komnintern, déserteur et déchu de sa nationalité.

Walter Benjamin, également déchu de se nationalité allemande, avait un passeport d’apatride. Beau symbole, mais pas simple administrativement. De plus, sa mauvaise santé et son âge le torturaient.

Walter savait sûrement que l’intellectuel et volontaire soldat en Espagne dans les rangs de la CNT en 1936, Karl Einstein s’était suicidé à la frontière franco-espagnol, côté basque, en juillet 1940.

Je pencherai donc plutôt vers une interprétation du suicide de Walter Benjamin proche de sa situation.

La pourriture nazie + la pourriture marxiste léniniste + la pourriture de la démocratie capitaliste en général et française dans ce cas précis, me repoussent : moi, je crache sur leurs idéaux.

Frank 11.11.18

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