Une « République du genre humain »

jeudi 21 mars 2019, par Temps critique

Il est difficile de trouver des analyses importantes des Gilets jaunes.

Même si le texte "Une « République du genre humain »" sent par moment la théorie sociologique, le texte fait réfléchir. Tout le contraire des analyses de la revue "L’Internationale" (février 2019) fondé sur le (vrai) trotskisme qui définit le mouvement des GJ comme "un excellent terreau pour la décomposition la plus réactionnaire, anti-ouvrière, anti-démocratique, totalitaire." (p. 17) .

Je préfère ce qui suit :

"L’unité, si unité il peut y avoir ici ne peut donc qu’être reconstruite sur la base des conditions de vie, ce à quoi les Gilets jaunes se sont attachés. « Tous Gilets jaunes » en représente la formule la plus adéquate et récurrente qui dit la façon de faire des Gilets jaunes [...]"

"Son refus de négocier et sa critique de toute représentation, y compris en son sein, place alors la barre très haut et remplit de désarroi les différentes formes de pouvoir en place (gouvernements, médias, partis et syndicats), d’où la violence de la répression par les forces de l’ordre et la virulence du discours anti-mouvement dans les médias sérieux et la « pédagogie » par les images de la part des télés-poubelles."

Je pense qu’une violence policière très semblable a constamment accompagnée les manifs contre la loi travail de El khomri-Macron. C’était une "bonne" violence : les employés doivent obéir aux patrons qui créeront (un jour, peut-être) des postes de travail. Et les syndicats étaient assez d’accord : la CGT de Martinez, tout comme les autres confédérations, n’a rien fait pour reprendre la lutte contre la loi travail (contre l’avis de pas mal de syndicats de sa base).

Les GJ ne courbent pas l’échine, c’est peu mais c’est le principal.

Frank 21.0319

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