Portrait de Macron (à l’envers)

Témoignage sur les conditions de garde à vue d’Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac

dimanche 15 mars 2020, par Français anti crétin

C’est vraiment une histoire de crétin :

- Un crétin diplômé président d’une République !

- Un crétin diplômé qui a choisi pour homme de main un petit con qu’il a dû lâcher !

- Un crétin diplômé qui fait crever les yeux d’une partie des citoyens qui n’approuvent des mesures à la con !

- Un crétin diplômé qui propose une réforme de retraite absurde, et en plus mal élaborée, mal budgétée !

- Un crétin diplômé protégé par des con !

- Un crétin diplômé qu’on n’a même pas envoyé faire une semaine de recyclage en clinique psychiâtrique !

Bonne journée et bonne santé à l’abri du crétinisme qui, lui, n’est pas prêt de disparaître, sauf si on le soigne.

Frank 15.03.20

Témoignage sur les conditions de garde à vue d’Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac

Bonjour [14 mars 2020, témoignage reçu]

J’ai passé la matinée devant le commissariat du 5è avec une centaine de camarades d’Attac, ANV Cop 21, Confédération Paysanne, Solidaires, CGT ,... c’était chaleureux et enthousiaste, on a chanté et dansé, avec les Rosies.

A leur sortie de 24h de garde à vue, les camarades nous ont raconté ce qui s’est passé. Lors du rassemblement vendredi à proximité de l’Élysée la police a systématiquement interpellé les personnes qui portaient un portrait de Macron (à l’envers). Il apparaît que mettre symboliquement l’image du président la tête à l’envers à quelques encablures de son Palais est aujourd’hui en France un crime de lèse-majesté.

Les conditions de détention au commissariat du 5è arrondissement de Paris (pas l’un des plus populaires...) sont ignobles. Les cellules sont insalubres et mal chauffées. Les militants hommes ont été placés dans une cellule de 3 places (3 matelas et 3 couvertures sales) où ils se sont retrouvés à 6, obligés donc se partager une couverture pour 2. Aurélie était seule dans une cellule ignoble de saleté, et a du dormir la tête à proximité de toilettes à la turque puantes, munie d’une couverture tout aussi dégoûtante. Ces conditions de détention sont déjà scandaleuses en période normale, elles sont criminelles en période d’épidémie. Là il s’agissait clairement de dégoûter les militant.es de recommencer des actions de désobéissance et de lèse-majesté.

La France a été récemment désignée par la Cour européenne des droits de l’Homme comme ayant des "conditions de détention dégradantes" , avec des prisonniers à quatre ou cinq dans des cellules de 12 m2 parfois infestées de rats ou de cafards ; qu’arrivera-t-il si l’épidémie s’y propage ? En tout cas ces gouvernants nous font honte. A nous de travailler encore plus à leur mettre vraiment la tête à l’envers !

Solidairement