Petit traité de confinement à l’usage des réfractaires [de Belgique et d’ailleurs]

vendredi 10 avril 2020, par BREËS Gwenaël

Au terme de trois semaines de confinement, alors que le Financial Times prend en « exemple » la gestion belge de la crise (!), des velléités de grèves surgissent de partout... Parmi les éboueurs de la région bruxelloise, qui dénoncent l’absence de mesures de sécurité, la pression de travail croissante et le manque de respect de leur direction. Parmi les travailleurs des supermarchés, qui déplorent leur deuxième victime du Covid-19, même sentiment de mépris et de mise en danger : des actions de débrayage sont menées dans certaines grandes surfaces. Parmi les médecins généralistes, furieux de la gestion de l’épidémie par les autorités, qui dénoncent l’absence de « réponse claire et transparente sur les moyens de protection ». Parmi les hôpitaux, où neuf établissements publics et privés bruxellois évoquent d’une même voix la possibilité d’un débrayage du personnel, tant ils sont excédés de travailler « avec des moyens qui ne sont pas dignes de ce siècle », de se sentir méprisés eux aussi par un gouvernement qui leur délivre les stocks de matériel au compte-goutte, à force de formulaires administratifs à remplir tous les trois jours... et ce y compris pour les médicaments, blouses et seringues qui viennent à manquer ! [...]

Pour l’instant, rares sont les revendications des mouvements sociaux qui ont été suivies d’effets (partiellement, celle de réquisitions d’immeubles et d’hôtels pour loger des personnes laissées à la rue…). Des idées font néanmoins leur chemin pour changer le cours inégalitaire du confinement, comme celle d’une grève des loyers. [...]

De la lumière venue du nord, à voir et concevoir.

Frank 10.04.20

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