A propos de la Nueve et du 24 août 2020 et d’aides possibles du gouvernement de Pedro Sánchez

vendredi 21 août 2020, par Comisión de Memoria Libertaria de la CGT, frank

A propos de la Nueve et du 24 août 2020 et d’aides possibles du gouvernement de Pedro Sánchez

Voici l’essentiel d’un article de la Commission de la Mémoire libertaire de la CGT d’Espagne publié dans le mensuel de sa confédération Rojo y Negro, juillet-août 2020, p. 19, sous le titre « Le gouvernement propose une loi de Mémoire démocratique »

Nous sommes revenus à une nouvelle normalité, le gouvernement annonce une loi de Mémoire démocratique pour la fin de l’été. Un projet qui n’a été présenté que lorsque des courriers sont arrivés pour demander à la société civile de faire des contributions sur cette loi

Les rythmes de ce gouvernement sont surprenants et les noms [de ses membres] également. Après que nos oreilles aient souffert à cause du discours de l’ex-ministre de la Justice [Dolores Delgado García] à Paris [le 24 août 2019], voulant honorer ceux qui ont libéré Paris elle a dit que, aujourd’hui, ils appuieraient la constitution de 1978…Vous devez vous souvenir des huées du public…[le texte de 1978 des Partis de droites et du PC et du PSOE est muet sur les crimes commis durant la guerre de 1936-1939 et leurs conséquences] Nous ne savons pas ce que le gouvernement entend par « Mémoire démocratique ». Nous allons le savoir au fur et à mesure de la présentation de son projet. Ce qui est certain c’est que maintenant elle [Dolores Delgado García] est procureur général de l’État et s’est opposée à une enquête sur les personnes assassinées exhumées de la fosse commune d’Almazán (province de Soria) qu’une courageuse magistrate désire approfondir. [Voir une information du 5 juin 2020 http://www.todoslosnombres.org/content/noticias/soria-rechazo-la-unica-causa-abierta-crimenes-del-franquismo]

Lorsqu’on prépare un projet de loi dont l’objet est de répondre aux demandes d’une partie de la société, habituellement on le lui présente et l’ensemble des groupes s’occupant de taches mémorielles élaborent des améliorations possibles. Mais nous ne savons que ce que les médias publient. Monsieur Fernando Martínez [ex directeur de la Mémoire démocratique] n’a pas dû apprécier l’intervention de la CGT devant la plaque évoquant la Nueve à Paris et il n’a pas jugé bon d’échanger avec nous sur la situation des réparations à octroyer aux victimes du franquisme.

La CGT collaborera comme elle l’a fait pour la loi sur la Mémoire du gouvernement Zapatero. Mais nous savons que nos désirs ne coïncident généralement pas avec ceux des personnes qui recherchent un équilibre pour que les assassins ne se sentent pas offensés par les forfaits qu’ils ont commis. Le gouvernement demande d’habitude de patienter aux victimes qui se meurent sans que leurs souhaits de justice soient satisfaits. Un gouvernement qui n’est pas capable de mener à bien le retrait des décorations des tortionnaires et qui ne devrait pas présenter une proposition de loi, mais agir immédiatement, avec l’unanimité de la chambre des députés. Le gouvernement PSOE-Podemos avance comme un escargot. […]