Marseille Espéranto et anarchisme

vendredi 10 septembre 2021

Pour ceux qui ne pourraient pas participer, voici quelques idées.

Une langue aisée à apprendre et à comprendre est évoquée depuis longtemps, au moins depuis Descartes. Mais une langue représente presque toujours une puissance colonisatrice : le français, l’anglais, le russe, le chinois, etc.

L’espéranto est la langue artificielle qui a survécu à de multiples autres grâce à sa grammaire simple, mais proche d’une vision des langues asiatiques.

Mais cette langue et les espérantistes ont été persécutés par le nazisme, le marxisme léninisme en URSS entre 1937 et 1968, au début du franquisme, et par moment dans la chine marxiste léniniste (qui maintient un contrôle rigoureux). Les gouvernements de France l’ont toujours écartée de l’enseignement, ceux des pays anglo-saxons l’ignorent, ce qui revient au même.

La raison est simple : si les croyants de plusieurs pays communiquent spontanément et souvent ensemble, ils vont s’apercevoir de différences entre eux non signalées par leur prêtres. C’est une situation semblable pour des militants de mêmes partis politiques de pays différents.

Et dans des pays et des continents morcelés entre ethnies, voire des langues officielles distinctes [peuples amer-indiens, africains, et asiatiques], l’espéranto permet un dialogue d’égal à égal, sans hiérarchie. Ces deux principes sont libérateurs et libertaires en soi.

Les anarchistes l’ont en partie compris et appliqué dans les années 1920-1930. Mais depuis la II guerre mondiale ils demeurent dans leur coquille de langue unique et communiquent avec des camarades étrangers en bredouillant l’anglais ou, dans le meilleur des cas, ils créent des échange dans un domaine linguistique (anglais, castillan[-portugais au Brésil], français) en excluant, forcément, les autres (Bulgares, Tchèques, Japonais, Russes, etc.). Et, il est aisé de constater que ces trois aires linguistiques - anglais, castillan et français - communiquent mal entre elles.

Et de plus, l’organisme chargé de coordonner les relations internationales n’utilise pas l’espéranto (d’où une perte de temps à traduire d’une langue aux autres). Et enfin, pour faciliter les échanges internationaux, cet organisme est en fait triple : AIT (Association internationale des travailleurs), AIT (une autre) et la coordination syndicale Red and Black.

L’espéranto permettrait aux anarchistes de se comprendre, ne serait-ce que pour savoir pourquoi ils ont trois groupes internationaux dont aucun n’utilise l’espéranto. Ensuite, ils pourraient plus facilement démontrer qu’ils sont internationalistes.

Concrètement, on peut apprendre seul sur internet
https://www.sat-amikaro.org/decouvrir-et-apprendre-l-esperanto

ou en contactant la librairie SAT-Amikaro https://www.sat-amikaro.org/
132-134, Boulevard Vincent-Auriol 75013 Paris

en adhérant à SAT Sennaciaca Asocio Tutmonda (Association internationale du monde) qui regroupe des courants socialistes.
https://satesperanto.org/

Voir aussi :

Ĉu socialismo konstruiĝas en Sovetio ? [1935] Lanti Eugenio
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3009

2018 ¿Cómo hablar al otro ? Comment parler aux autres ? Como falar com os outros ?
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3032

Note brève contre la conception de la langue artificielle exposée par Gustav Landauer et Maria Desmers
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3567

Les langues et la communication (1978 2008)
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article645

Et en définitive :
La connaissance d’une autre langue pour nouer des contacts est indubitablement une richesse. Sans doute il aurait été bon d’évoquer l’espéranto, l’espérance de se connaître d’abord (pour son créateur) entre travailleurs sans passer par la langue des politiciens et des patrons ; puis, aujourd’hui, se comprendre aisément, d’où des espérantistes religieux, entrepreneurs, etc. Un tout autre usage, certes, mais une langue (naturelle ou pas) demeure un simple outil de communication.

Le problème est savoir communiquer sans leurrer autrui, mais en étant respectueux de ses habitudes et en exposant de façon naturelle ce qu’on fait et donc ce qu’on pense. Une démarche à des années lumières de la société de consommation et ses fondations assises sur des guerres constantes et un génocide permanent des pauvres.
http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article2080

Frank 10.09.21

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