Assembléisme, autonomie et « transition »

jeudi 16 septembre 2021

Il me semble important de rappeler cette citation (tirée de Frank Mintz "Histoire de la mouvance anarchiste" Paris, Noir et Rouge, 2013, p. 227) :

"L’autonomie ouvrière" présuppose un être mythique, "la classe", qui remplace son homonyme concret, "la classe ouvrière", suppose une aspiration permanente à un rôle protagoniste attribué à une classe homogène, avec une idéologie entièrement propre, et non pas largement diffusée, ce qui donne, bien entendu, que le seul exercice de "l’autonomie" écarte globalement "la classe" de tout déterminisme, l’immunise globalement contre la contagion de l’échelle des valeurs, l’idéologie, imposée à la société par la classe dirigeante [... Felipe Orero (Pepe Martínez) "CNT ser o no ser (la crisis de 1976-1979) [la CNT être ou ne pas être : la crise de 1976-1979]" , Barcelone, 1979, pp. 166-167.

Autrement dit, des groupes marxistes léninistes (espagnols à l’époque, français plus tard) construisaient une vision mystique des assemblées, sans tenir compte de leurs rapports avec l’ensemble des salariés de leurs entreprises, de leurs quartiers.

Une autre pratique des assemblées a existé en Argentine à partir de décembre 2001 (voir la même source pp. 261-263). Actuellement, elle persiste dans ces organisations éloignées des hiérarchies politiques (comprendre les partis néo-libéraux dits de droite , et de gauche [pour les journalistes de France Culture, Arte, etc.] et des trois secteurs léninistes-trotskistes, sans oublier les péronistes prétendument à la base et quelques groupes anarcho-verticalistes).

Frank Mintz 16.09.21

Documents joints