Jacqueline Soubrier Dumonteil (1935-2021) Témoignage de Rogelio

mercredi 6 octobre 2021, par Rogelio Mijares Duc

J’ai connu Jacqueline par l’intermédiaire des éditions CNT-RP, puis les éditions Noir et Rouge. A partir de 2013 jusqu’à 2021, j’ai été souvent en contact avec elle puisque Jacqueline traduisait un long livre sur l’histoire du 1er mai. Elle me parlait aussi de sa vie personnelle, de sa famille, de ses amis, dont Rogelio, beaucoup de détails qu’il rappelle fidèlement. Il y avait aussi ses déboires avec le monde de la finance et celui de la médecine, que Jacqueline avait tendance à considérer comme peuplé d’incapables.

Heureusement, Rogelio tentait diplomatiquement (son ex-profession), gentiment et avec des brins d’ironie, d’arrondir les angles auprès des représentants de ces institutions parfois, voire souvent, utiles.

A propos de Jacqueline et d’autres camarades de son âge, je voudrais souligner que nous, les vieux [je veux dire les plus de 75 ans], nous avons tendance à dire que tout va bien à nos enfants et à nos proches. C’est une forme de politesse, pour ne pas les inquiéter, ils sont déjà fort usés, aigris et davantage par le capitalisme et ses complices. Je fais allusion aux pseudos sauveurs du monde (Léninistes, popes, talibans, bonzes, chamanes, etc.) les dogmatiques de toute couleur politique et de toute religion qui ne font que collaborer à l’abrutissement cultivé et martelé par le patronat.

Par contre, si les enfants et les proches sont capables de sortir de leur carapace, peut-être de la contemplation de leur charmant nombril et aussi de la méditation sur leur pouvoir personnel de modifier le climat et autres bricoles, alors les vieux sont plus ou moins capables de leur confier qu’une petite aide, une visite tous les 3 ou 5 trimestres seraient agréables.

Frank Mintz, 06.10.21

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