Argentine-info n° 16

samedi 7 octobre 2006, par frank

Argentine info n° 16

(Fin de rédaction 06.10.06)

Evocation globale socio économique voir n° 4

Résumé bref

Augmentation de la répression et de la fracture sociale

Persistance de la misère des plus pauvres, surtout des enfants,

Indifférence d’une grande partie des classes moyennes
Refus d’action en profondeur du gouvernement et sa petitesse intellectuelle (voir le cas Jorge Julio López) malgré les boniments des soi disants personnes de gauche qui le soutiennent

Contenu unique

Luttes en cours : la nouvelle disparition de Jorge Julio López comme révélateur du crétinisme au pouvoir

Le précédent bulletin, et les antérieurs, ont souligné qu’aucune épuration sérieuse n’a été faite ni dans l’armée ni dans la police (nationale, fédérale) où les ex tortionnaires demeurent et où leur esprit est présent et puissant. De plus, voir le n° 15, le rapport de CORREPI [Coordinadora contra la Represión Policial e Institucional] est accablant, et la droite et les militaires obscurantistes lèvent la tête, et la dernière partie était :

Página 12, 19.08.06, "Visite à des centres clandestins, les traces d’Etchecolatz. L’intention était de revoir trois centres clandestins situés à Arana, dans la banlieue de La Plata, pour que les survivants reconnaissent les lieux et apportent plus de données et de détails pour le procès contre le répresseur Miguel Etchecolatz pour crimes de lèse humanité. On ne s’attendait pas à de grandes surprises, mais il y en eut. Quand le groupe formé de juges, experts, plaignants et défenseurs et ex détenus est entré dans le poste de police de la localité, les dinosaures étaient encore là : « Hommage de la police de la province de Buenos Aires au personnel mort contre la délinquance terroriste » dit la plaque, protégée par un rosaire, fixée depuis 1981 dans l’entrée du commissariat. C’est encore une fois la collusion police / armée actuelles et le legs de la dictature, que le gouvernement ne peut que connaître et sur laquelle il n’agit que mollement, puisqu’il utilise constamment la police. (Voir les chiffres de la gâchette facile)."

Depuis, une satisfaction est la condamnation à perpétuite de Miguel Echecolatz et une grande tristesse la disparition du témoin capital dans sa condamnation Jorge Julio López, le 18 septembre, le jour même de l’annonce du verdict. Cette nouvelle disparition signifie simultanément que l’obscurantisme sadique est bien présent et que le gouvernement est incapable de concrétiser les mots dont il se gave, défense et protection réelle des groupes des droits de l’homme, épuration sérieuse des organes de répression. Pourtant, la figure condamnée était suffisamment forte et méritait des précautions :

Miguel Etchecolatz [...] commissaire de la police de Buenos Aires, homme de confiance de Ramón Camps, actif dans vingt-un centres clandestins de detention, a passé la majeure partie de sa vie en liberté. [...] En 1997 il publia le livre "La otra campana del Nunca Más", où il défend le terrorisme d’Etat. Il y assure : " Jamais je n’ai eu et jamais je n’ai pensé ni ai complexé par aucun sentiment de faute. Pour avoir tué ? J’ai été l’exécuteur d’une loi faite par les hommes. J’ai été le gardien de précepts divins. Pour ces deux fondements, je recommencerai à le faire." (Página 12, 20.09.06)

Des faits le révèle clairement : l’amateurisme du gouvernement a consisté a lancé un procès spectaculaire contre un génocidaire connu, Miguel Echecolatz (exhibant et baisant la croix chrétienne durant la procès), sans prendre les précautions élémentaires qu’offrent les ministères de la Défense (avec une ex guerrillera comme ministre) et de l’Intérieur, par exemple pour éviter des pressions, des vengeances sur les témoins. Mario Wainfeld, Página 12, 01.10.06, écrit "León Arslanian [ministre de l’Intérieur], qui travaille 24 heures par jour à diriger des milliers d’hommes dans lesquels personne de normal ne peut faire entièrement confiance, commente dans l’intimité qu’il y a eu “un manque de profesionnalisme” dans la prévention d’éventuelles représailles et de négligence directe pour organiser une “ingénierie judiciaire” plus sûre des témoins, qui rendrait plus difficile la chaîne de menaces qui se propage contre des dizaines d’avocats généraux et de juges."

L’incapacité de retrouver le témoin entraîne de multiples angoisses (blocage du système par l’opposition des flics, basculement du gouvernement vers le tout répressif, etc.).

Nilda Eloy, plaignante dans le même procès, estime que “Moins de 5 % des répresseurs sont en prison. Tandis que 95 % sont libres, nous sommes en danger. Je ne parle pas de nous les témoins, je parle de nous comme société.”(lavaca 29.09.06). "Dégoût, préoccupation, alerte et intimidation contre les témoins qui doivent se présenter aux jugements "oraux" en Argentine est ce qu’a provoqué en France la disparition de l’ex maçon Julio López, le témoin au procès contre l’ex directeur de la police de la province de Buenos Aires, Miguel Etchecolatz. "Je ne crois pas que cette personne se soit perdu ou qu’elle se soit cachée. J’ai considéré dès le début que c’était une disparitioin. Il ne fallait pas être très intelligent pour prévoir qu’une personne qui a été le témoin essentiel et le plaignant contre un génocidaire puisse subir des représailles", a dit María Esther Biscayart Tello, mère de trois disparus et Mère de place de Mai, résidant à Paris, à Clarín. Cette institutrice de La Plata a sa "vision personnelle" sur le sort de López : "Ces personnes, qui exposent leur vie pour défendre la justice dans le pays, n’ont pas disposé de la protection des organismes sensés s’en occupés". Madame Tello est plaignante dans la cause du Premier Corps d’Armée [Buenos Aires] et dans celle du Troisième Corps d’armée à Córdoba. Elle ne cache pas sa peur quand elle va déclarer. "Je vais le faire, naturellement. Je ne prétends pas dire que je ne vais avoir peur. J’aurai très peur, mais je vais déclarer", assure-t-elle. "Il va y avoir des repercussions dans la société. La séquestration, la disaparition, la posible mort de López est une blessure de toute la société argentine", avance Tello." (Clarín, 28.10.06)

Cette déclaration s’oppose à une précédente d’une autre mère de place de Mai. Bonafini a mis en question à nouveau le passé de López "il avait beaucoup de privilèges en prison" La Nación (quotidien de droite), 29.09.06. La représentante des Mères s’est remise à se mêler douteuses sur la situation du témoin principal (disparu depuis douze jours) du procès contre le répresseur Echecolatz, en outre elle a insisté sur le fait que sa disparition est une “ manœuvre ” pour porter préjudice à Kirchner. “ Il est frappant qu’il habite dans un quartier de policiers et que son frère soit agent de police. Il a été emprisonné et il était très à l’écart parce que son père était commissaire et qu’il avait des privilèges en prison ” a indiqué Bonafini dans des déclarations à radio Spika. [...] Hier, lors d’une conférence de presse donnée à la sortie de la Casa Rosada [siège de la présidence de la république] à la suite d’une entrevue avec le président Néstor Kirchner, elle avait dit que López "n’avait pas été un militant" et que son témoignage n’a pas été fondamental dans le procès contre l’ex directeur des enquêtes de police de Buenos Aires.
Remarque technique (fruit d’un dialogue franco-argentin) :
- Le quartier de López, Los Hornos à la Plata est connu comme étant pauvre et ayant des cantines pour les affamés, une organisation de piqueteros. Il est faux que ce soit globalement un lieu avec une prépondérance de flics.
- Bonafini utilise de façon calomnieuse les archives policières pour attaquer un ex détenu de la dictature.
- Bonafini blanchit les erreurs du gouvernement et compromet tous les groupes des droits de l’homme en les subordinant à un parti politique.
- Bonafini est logique avec sa politique constante depuis 25 ans : non aux procès des génicidaires (prétexte du refus de la justice bourgeoise, en attendant la justice populaire), non aux exhumations et aux identifications des cadavres de victimes de la dictature (prétexte : tous les disparus doivent demeurer unis et égaux dans l’anonymat), non aux indemnisations des victimes (prétexte, accepter l’argent du gouvernement est une prostitution). Elle n’agirait pas autrement si elle était au service des génocidaires et que chacun en tire les conclusions qui s’imposent.

Après les doutes semées par cette représentante des Mères, des membres de la famille et les amis de López rejettent les paroles de Bonafini

“Nous essayons de ne pas écouter ces choses afin de rester tranquilles. Nous sommes tranquilles en attendant que mon père apparaisse, parce qu’on va le retrouver ", a dit à ce journal Rubén López, un des fils du maçon de 77 ans [...] " De son côté, Nilda Eloy, qui commente que Julio López a été séquestrée, torturée et ensuite libérée, dont le témoignage a également été fondamental pour la condamnation à perpétuité d’Etchecolatz, a regretté les mots de Bonafini. "Il me semble lamentable que quelqu’un comme Hebe se mette à dénigrer un témoin. Je ne peux croire qu’elle ait dit ces mots.". [...] L’avocate de López, Guadalupe Godoy, nous a déclaré que le maçon "a été le seul qui a revendiqué son militantisme montonero [péroniste de gauche]" pendant procès. Elle a ajouté, de plus, que "c’est grâce au fait que López habite à Los Hornos, zone de résidence de nombreux policiers, où les gens se connaissent qu’il a pu en identifier beaucoup" pendant le procès.

Le président du tribunal qui a condamné le répresseur Miguel Etchecolatz a ajouté sa voix à celles qui récusent les déclarations de Hebe de Bonafini, qui hier, depuis la Casa Rosada, à semer des doutes sur le passé militant de Julio López, le témoin clé du procès contre l’ex policier et qui est disparu depuis douze jours. "Le pire que l’on puisse faire c’est une enquête contre la victime", estime Carlos Rozanski en réponse aux propos polémiques de la dirigeante des Mères de place de Mai. [...] " Je crois qu’il faut commencer à analyser ce qui nous arrive lorsque nous pensons de cette façon", a affirmé le magistrat lors de déclarations à radio Mitre.[...] "A mon avis, ces réactions ne servent à rien ", pense-t-il.

Ce dénigrement de Bonafini est une falsification. " Jorge Julio López a été disparu pendant deux ans et demi, mais il a eu le triste privilège de survivre pour raconter. ll a été enfermé dans un cercle clandestin de détention qui représentait le siège des maîtres de la vie et de la mort dans la ville de La Plata au temps de la dictature et de la police commandée par Ramón Camps et son disciple, Miguel Etchecolatz. “Il avait une tête de singe”, comme l’a décrit López dans sa première déclaration pour les "Jugements pour la Vérité" [1984-85]. Il ignorait encore le nom de ce “singe” qui a fini par être condamné à perpétuité et qui à l’époque où López était disparu accompagnait Camps pour les tortures. López garde sur sa poitrine les traces de la picana [électrodes, "gégène"] et c’est pourquoi il a proposé de montrer ses blessures aux juges comme preuve. Lui, avec beaucoup d’autres, a ainsi réussi à reconstruire des parties de noms, des fragments de lieux, la terreur et les blessures- ce nid d’impunité de la police "bonaerense" [= de Buenos Aires] : ce qui s’y passait et qui y passaient. Ils ont donné un noms à leurs répresseurs et à leurs victimes. [....] “Tais-toi et ne dis rien”, lui a-t-on dit et on l’a relâché deux ans et demi plus tard, après qu’il ait supporté quatre centres clandestines de détention - le Pozo de Arana, l’Unité de Cuatrerismo, le Commissariat 5 de La Plata et la Commissariat 8, de la même ville - jusqu’au moment où il a été “légalisé” en étant mis à disposition du pouvoir exécutif national dans une prison, d’où il sorti finalement le 25 juin 1979." (lavaca, o. c.)

Bien évidemment, l’alignement de Bonafini sur une justification de son président a entraîné des réactions

"Hebe : dans quel partie du chemin t’es tu perdue ?" (Argenpress,:30.09.06)

"J’étais "la flaca”[maigrichonne] là bas dans le "pozo" [puits] et voisine de cellule de la mère de Celeste... (Je vais te parler du "pozo", avec ma voix déchirée par les souvenirs. Parfois l’habitude persiste en moi d’écarter et de me défendre des questions. Mon père et la famille de mon vieux d’origine bien militaire. Et moi un "joyau" de famille militaire. Subversive, tiersmondiste, guerrillera. Je faisais des auto-collants et aussi quand la situation se présentait, je protestais et avec mes amis on allait occuper les écoles... Ça te pose un problème Hebe ?)

C’est pour ça que j’ai abouti à un "Pozo" ? C’est pour ça que qu’on m’a relâché ? Ce que tu as fait est très méprisable, je ne sais pas si on t’a commandé de te présenter à la place d’autres, je ne sais pas si c’est le prix exigé. Je ne m’intéresse pas aux raisons de ce que tu as dit. Tu les as dites et nous allons nous arrêter sur ce point. Je reviens du "pozo"...comme le Disparu lorsqu’assis au tribunal il désignait le Génocidaire. De ses mains tremblantes il indiquait le Répresseur. Il se souvenait de la torture, de ce qu’on souffre dans un "Pozo". A côté de lui les femmes. Habitantes des "Pozos", toutes les femmes. Elles accouchaient dans les "Pozos", les voitures, les cellules, et aussi dans les couloirs. Elles avaient accouché. Au milieu de la torture, cagoulées et baillonnées ... les femmes mettaient au monde. Et en demande de Justice, il y avait les femmes. Et en recherche de Justice il y avait cet homme.

Cet homme, ex habitant d’un "Pozo"... contribuait à la condamnation du policier Assassin.Tes enfants, ceux qui sont morts... rachetés par cet homme accusant le Génocidaire. Cet homme ... un homme qui n’apparaît pas. Tu l’as jeté comme un chien dans la gueule du Doute. Tu as demandé qu’on enquête sur le passé de cet homme. Et tu as répété l’histoire. La même que pour tes enfants. La même qui a mené tous les camarades qui sont restés endormis dans le sommeil éternel du "Pozo". [...]

Mener une enquête sur la victime ... pour moi ce que tu as fait est méprisable. Et plus méprisable encore est penser que cette déclaration fait partie d’une manigance. Où est ton coeur ? Dans quel partie du chemin t’es tu perdue ?" [...]

María Cristina Saborido, ex-détenue-disparue, Pozo de Banfield/Quilmes. Juillet/77

A la mère Celeste, “La Flaca”. Pour ta mémoire, camarade. Nous nous reverrons.

Suite du rapport de CORREPI (Coordinadora contra la Represión Policial e Institucional)

"La mort de personnes en détention est la cause majoritaire des décès dus à l’Etat. Le personnel des différents centres de détention définit généralement ces décès comme le resultat de suicide, d’incendies, bagarres entre internes et des mutineries. Les suicides sont comme une méthode pour occulter la torture suivie de mort. Après une séance de torture qui en général consiste à passer à tabac, violer, mettre la “pochette” (sac de poliétylène sur la tête entraînant des difficultés mécaniques de la respiration) et électrodes de la “picana”, si les méanismes de défense contre la douleur du detenu sont insuffisantes à cause d’un réflexe vasovagal ou autre, le personnel de la police improvise un scénario de pendaison. Lorsque les bilans médicaux ne sont pas falsifiés les autopsies permettent de trouver après les prétendues pendaisons, des marques de semelles de chaussures, de coups et de brûlures sur le corps de la victime. Comme dans le cas de Cristian Domínguez, mort au commissariat 1 de Berisso, il y a des cas où le personnel de médicine légiste enlève durant l’autopsie les parties du corps montrant des preuves que la mort en fait pas suite à un suicide.

Les incendies se présentent davatange en cas de protestations, pour des revendications, des demandes et l’autodéfense face à la répression den prison. Quand un détenu s’évanouit et que les gardiens refuse de s’en occuper, ses camarades ont parfois recourt à l’incendie d’un matelat afin de provoquer une situation où le personnel doit ouvrir la porte. Dans les prisons et les commissariats de tout le pays le refus d’ouvrir les cellules est répété, même avec des gardiens regardant le spectacle. Encore que tous les rapports le certifient incendie après incendie, le gouvernement s’oppose au changement des matelas de polyuretane dégageant à la combustion des produits chimiques qui tuent par intoxication internes plus que le feu. Les bagarres entre internes et les mutineries peuvent être également un prétexte pour les médias à donner une fausse dénomination à une répression avec plusieurs morts et blessés, ou un affrontement interne causé par des détenus contre le personnel pénitencier.

Après des mutineries entraînant une grande quantité de morts, on assiste à de demandes d’augmentation du budget des pénitenciers et de salaire pour leurs employés, sous le prétexte d’absence de sécurité pour ces derniers. Curieusement dans ces mutineries seuls meurent des prisonniers, et lorsqu’il y a mort dans le personnel pénitencier, comme ce fut le cas de Córdoba (pénitencier San Martín), les balles venaient de la police. Les morts dans les mutineries ne sont pas des morts "qu’on aurait pu éviter". Ce sont des morts qu’on provoque. [...]

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : campagne de propagande contre l’insécurité, la population carcélaire a augmenté de 30.000 à 63.000 personnes dans tout le pays, ce qui ne correspond pas à une hausse des délits durant la même période, diminution d’un tiers. Dans cet univers de personnes, il y en a logées dans des prisons fédérales et provinciales, avec une capacité uniquement pour 32.000, alors que 11.000 sont entassées dans des commissariats ou d’autres dépendances des forces de sécurité fédérales et provinciales. [...] La mort de personnes surveillées, en détention légale ou illégale en prison et dans des commissariats, represente 44 % des celle dont est ue responsable l’Etat pendant ces 3 ans de gouvernement. [...]

Durant la gouvernance de Néstor Kirchner on a eu une série de conflits où les syndicats ou les autres organisations contrôlées
par le parti justicialiste, ont appliqué une agression féroce et publique contre les combattants du peuple, sans un effort minimum pour veiller à sauvegarder l’image du gouvernement, qui prétend être étranger à ces faits. [...]

Evacuations violentes et répression de manifestations : durant les 37 mois de gouvernement, depuis mai 2003, nous avons comptabilisé 43 cas de répressions violentes, dont 22 évacuations et entraves à des mesures de luttes de travailleurs de différentes catégories, et les 21 autres correspondent à la répressions de mobilisations de chômeurs, expulsions violentes de communautés originaires afin de d’exploiter leurs terres, et razzias dans des quartiers pauvres, tant dans la capital que dans le pays. [...]"

Sinistre présage pourrait être le commentaire de ce passage : Début juillet [2004] l’avocat défenseur du tortionnaire ex commissaire Etchecolatz a déposée une plainte où il reprochait au gouvernement, à la police et aux juges la tolérance durant les manifestations avec des groupes de “cagoulés armés de bâtons” qui peu auparavant avaient "scraché" [dénoncé publiquement la présence d’un génocidaire] sa maison, en accusant le gouvernement “d’abandon conscient et délibéré de ses obligations de tâches de prévention” [cela fut suivi de l’interdiction progressive de la plupart des manifes importantes ...]

"Le gouvernement [en 2006] a envoyé ses “employés” préparer le terrain. Dans un reportage le fonctionnaire ex piquetero D’Elía a dit : “Nous repoussons les méthodes violentes et les entraves à la circulation et la coupure de route comme forme systématique pour soutenir de justes revandications populaires.”

On peut remarquer que plus de 15.000 prisonniers sont en grève de la faim pourt faire aboutir leurs multiples revendications, la principale étant que près de la moitié des détenus sont enattente de jugement.