OPB 1/5

dimanche 3 juin 2007, par Lagant - Claris

FCL et OPB

Ces sigles renvoient à une partie de l’histoire du mouvement anarchiste français : Fédération communiste libertaire et Organisation pensée bataille, une allusion à un livre posthume (paru en 1938 à Paris en italien Pensieri e battaglie, reflétant des réflexions sur l’exil et la révolution espagnole) de Camillo Berneri aux antipodes des magouilles de l’OPB.

Les cinq documents proposés proviennent des archives de Christian Lagant membre de la revue Noir et Rouge. Ce sont des tirages à l’alcool de son écriture. Ils permettent de constater comment une analyse globalement exacte et en grande partie valable aujourd’hui peut aboutir dans la pratique à une obsession qui relève du contrôle catholique (jésuitisme, Opus Dei) et de son application marxiste léniniste.

On peut se rapporter à Wikipedia pour plus d’information, au mémorandum du groupe Kronstadt, à différents articles de Christian Lagant dans Noir et Rouge, à une polémique Mintz - , Dubédat-Fontenis dans IRL.

Frank Mintz, juin 2007.

Notre position

Il est incontestable que l’existence d’une telle organisation clandestine au sein de la FA, puis peut-être de la FCL est contraire à toutes les règles de la démocratie révolutionnaire.

Ces faits sont donc très graves.

Mais pour se faire avec précision une idée de ce que fut et de qu’est peut-être encore l’OPB il aurait fallu que ces documents plus importants nous fussent remis.

Le "Journal Officiel" de l’OPB ne comporte en effet que des positions générales sans qu’il soit clairement défini les moyens que [l’] OPB emploierait pour arriver à ses fins.

D’autre part, si l’on peut, à la rigueur et compte tenu de l’état de la FA en 1950, admettre la grave entorse aux principes que constitue OPB, nous nous trouvons très embarrassés pour juger de son action depuis le congrès de Bordeaux, des abus qu’elle a certainement commis, du rôle qu’elle a joué sans doute dans l’introduction du pseudo groupe Renault au dernier congrès national, etc.

De même rien ne prouve que l’OPB soit dissoute, rien ne prouve qu’elle ne soit pas partiellement restituée. Nous pensons, pour notre part, qu’elle n’a jamais cessé d’exister.

Alors que nos statuts répondent par l’exclusion à l’appartenance de militants FCL à une organisation clandestine, il nous est pour l’instant impossible d’appliquer ces statuts tant que nous ne pourrons pas prouver que cette organisation existe encore.

Nous aurions à la rigueur admis, et même peut-être reconnu valable, le travail fait par OPB si avant le congrès de Paris 1953 cette organisation s’était dissoute en informant l’ensemble des militants.

[sans date]