I02 Essen Groupe de travail Transport

jeudi 26 juillet 2007, par FAUD

Matériel fourni par la FAUD

Groupe de travail Transport

Présents :
Allemagne : 1) Plusieurs militants de la FAU de ce secteur (Dockers et boîtes de Transport privés, routiers et manutentionnaires), sans structure de branche. Certains sont dans les syndicats du DGB, d’autres en dehors. 2) "Wildcalt", une personne, dans les bureaux d’une boîte de transports privée, "Wildcat" n’a plus de groupes dans les entreprises, plus que des individus, activité surtout théorique : analyse et "sociologie prolétarienne", leur journal n’existe plus, plus qu’un bulletin interne. 3) Différents collègues non-organisés de ce secteur (privé uniquement).

France : Jeannot (SUB), Pascal (CNT AIT 94)

Japon : 2 militants du groupe "Réseau Anarcho-syndicaliste" (ASR Anarko-sendikatista Reto), un cheminot en lutte (Kokuro) avec des contacts dans une intiative syndicaliste de base (rank and file movement).

Australie : 2 militants wobblys, double affiliation, syndicats d’industrie (système syndical anglo-saxon). L’un chauffeur dans une société de bus (privé mais pour la municipalité) l’autre (permanent de son syndicat) dans un syndicat spécialisé dans le transport de bois (bûcherons) et de matériel de construction : CFMEU. La fédération locale est de tradition très "wobbly", tous les mandatés ou fonctionnaires ont la double affiliation.

Iraniens en exil : un observateur du parti comuniste populaire iranien ne travaillant pas dans le secteur.

Argentine : Si.me.ca Syndicat des coursiers à Mobylettes de Buenos Aires, (en vue des rencontres SI pas de compte rendu ici)

Irlande de Nord : ASF, chauffeuse de bus (transport publics), assiste à la deuxième moitié de la journée.

Constatant qu’il n’ya que des collègues du secteur privé, la question de la division du groupe de travail (Australiens) est considerée superflue. Jeannot (France) insiste sur le fait que l’évolution mondiale de l’économie entraîne une "tendance du public vers le privé" (Privatisations générales = disparution du secteur public dans les transports)

Un premier tour de paroles est fait avec la présentation des collègues parlant de leur activité professionnelle et de leur engagement militant et syndical.

Les langues parlées dans le groupe de travail sont l’anglais, l’allemand, l’espagnol et le français, tout est retraduit par trois des participants au groupe de travail. La communication avec les collègues japonais étant presque impossible (esperanto, anglais très limité), mais les camarades ayant amenés des vidéos sur leur groupe et une lutte de cheminots dans leur pays, le groupe de travail décide de placer ce film dans le programme du soir et de contacter les organisateurs i02. (Voir article CS films) Les japonais assistent toutefois à la réunion jusqu’à la fin.

Vu le temps restant (la traduction doublant et triplant le temps passé) on décide d’écouter trois exposés proposés par
1) Docker de la FAU Hambourg, sur les conditions de travail

2) Si.me.Ca : (Voir ici rapport Frank, discours du premier jour et article CS films), reste à souligner que ce syndicat qui s’est crée il ya deux ans contre ou en dehors du syndicalisme de système (sans permanents) est très engagé dans les mouvements sociaux de l’actualité argentine, leurs militants sont souvent confrontés à des milices patronales (etc), attaques et provocation de leurs locaux et réunions, ils ont eu des morts dans les grandes manifs de décembre ("révolte argentine").

Question : Existent-ils qu’à Buenos Aires ? Réponse : non, contacts et développements depuis peu dans plusieurs grandes villes. Le secteur des "coursiers" est très important en Argentine. Situation économique très dure. Les gens en Argentine en ont marre de la "politique professionelle".

3) CNT à Moiroud, bilan d’activité d’une section syndicale essentiellement composés de travailleurs immigrés face à un patronat "négrier".

Intérêt et questions surtout sur notre fonctionnement : CNT interpro. L’union locale et d’autres syndicats donnent un coup de mains, doubler la lutte à l’intérier d’actions de l’extérieur.

4) Irlande, exposé ajouté : en partie double affiliation, forcés de travailler avec et dans les autres syndicats, ils sont contre les permanents, "CEs" etc. (En Irlande, pour constituer un syndicat, il faut verser une somme importante à l’Etat, et surtout le reconnaître formellement dans les statuts).
Le groupe ASF est un des rares groupes mixtes dans la société nord-irlandaise (protestants et catholiques), et ceci et parfois même périlleux pour eux. Aussi, le travail de leur groupe de transports (chauffeurs de bus) est très dangereux, parce qu’ils traversent les quartiers des deux communautés, et se font tirer dessus, presque au quotidien, par les deux communautés. D’où, la spécificité de ce groupe de travailleurs, chauffeurs de bus, considérés un peu comme des "fous". Dans ces conditions très spéciales et extrêmes, il n’y a pour le moment pas de tendances à la privatisation de leur secteur, mais on essaye de baisser les salaires, quoique c’est très difficile et limité vu leur boulot, que quasiment personne ne veut faire. Ils ont récemment mené une lutte dans le secteur du transport dont ils parlent dans leur journal "Solidarity bulletin", n°1.