I02 Essen accident du travail

jeudi 26 juillet 2007, par FAUD

Groupe de travail "Accidents de Travail"

Après l’exposé du groupe britannique "Casualty kills" dans lequel ils ont essentiellement présenté le travail fait ces dernières années, autour du cas de Simon Jones, ce fut le tour au questions. Les autres camarades de différents pays (Allemagne, Australie, France, Espagne) s’interrogeaient surtout sur les possibilités et l’issue des campagnes menés par le groupe britannique, ainsi que son caractère d’action directe. Le copain anglais tenait à souligner que leur activité n’était pas isolée ou ponctuelle (pas réduite à la sécurité, en vue d’une globalité de la lutte : "la précarité tue", la flexibilité tue, le capitalisme, le néolibéralisme tuent etc.) Leur groupe ne se faisait pas non plus trop d’illusions sur l’effet de leurs actions, menées contre les représentants du "système", mais ils nous ont donné l’impression putôt d’avoir une stratégie de médiatisation de cas comme celui de S. Jones afin de créer une sensibilité, un débat dans la société.

Les positions des autres participants étaient diverses. Tous ressentaient "le besoin" de faire quelquechose sur le cas de la "sécurité" au travail, en ne voulant toutefois pas rester limité à ce thème, tou comme le groupe britannique le concevait. La discussion tournait surtout autour de la conscience des collègues par rapport au sujet : Les expériences des participants étaient très différentes par rapport à leur travail et leur entourage. Certains pensaient qu’à leur boulot il y avait une sensibilité pour la sécurité, d’autres constataient qu’ils avaient déjà des problèmes dans leur travail, que les collègues prennent une pause pour bouffer etc... Le niveau de conscience n’étant d’ailleurs pas lié forcément au statut des travailleurs, précaires ou emplois stables... L’intervention par l’extérieur a été proposé par certains participants sur l’exemple du bâtiment, mais a été rapidement rejeté par les autres avançant que l’activité sur ce terrain devait toujours venir des concernés eux-mêmes si on voulait réellement bouger les choses (c’est plus ici, une illustration du désemparement de certains...).

Pour conclusion, il a été dit qu’il était déjà important, dans un premier temps, de rester en contact -à l’échelle internationale- sur la question des accidents de travail (et parfois mortels), et de s’échanger les expériences en vue d’une campagne. L’Espagne a déjà l’habitude de telles campagnes sur la question, les français ont avancé l’idée d’opposer la sécurité dans le travail au débat "sécurité" dans nos sociétés, les chiffres sur les accidents mortels dans le travail étant généralement complètement inconnus, et que personne le thématise. La FAU semblait très intéressé par cette opposition "sécurité-sécurité", mais nous avons bien insisté sur le fait que ça ne pouvait ou devait pas forcément être le cas dans tous les pays, et que chacun avance le thème tel qu’il le pensaitle mieux adapté dans le contexte respectif de son pays.

Le groupe Simonjones.org a sortie une version anglaise et une version espagnole de son film, ce serait intéressant de s’en procurer une, en vue d’une éventuelle (traduction ? et) projection avec réunions-débats publics sur la question. La CGT a déjà la version espagnole. Si nous avons l’intention de bouger sur ce terrain, le mieux serait de se coordiner avec eux et "Casualty kills".