Les mères de l’amour (musique et paroles de León Gieco)

vendredi 18 avril 2008, par Gieco León

Il est difficile de présenter ce chanteur compositeur. Le journaliste Cristián Vitale (Página 12, 11.03.07) “ il existe un monde parallèle, enrichissant et divers, pour définir León Gieco comme un mélange de militant social, parrain de tous, agitateur et grand homme. ” (Garant d’une maison de femmes battues à San Pedro, province de Jujuy, versant son cachet pour sa participation à un festival à La Quiaca à deux animateurs de l’aide aux piqueteros le curé écrivain Jesús Olmedo et le “Perro Santillán” (trotskiste de formation) pour soutenir les finances d’ateliers et de cantine pour 160 enfants, des exemples parmi d’autres).

Les mères de l’amour (musique et paroles de León Gieco)

Brandissant la dignité sur les peuples vaincus,
Se frayant des chemins entre le rêve et l’horreur,
Elles donnent beaucoup plus de vie
Que celle qu’on leur a arrachée.

Jeune pour toujours, la photo d’hier et d’aujourd’hui nous regarde (1),
Et demain elles poursuivront leur marche avec du feu dans les pieds (2),
En brûlant l’oubli, le silence et le pardon (3).
Elles franchissent toutes les flaques
De la douleur qui saignait,
En répandant la foi (4), les mères de l’Amour.

Nombreux sont les saints qui se trouvent
Derrière les grilles de Dieu
Mais tellement d’assassins jouissent de ce soleil (5).
Tous les cris rebondiront
Contre les années sans voix. (6)

Silhouettes et cathédrales, cloches et horloge (7),
Et demain elles continueront à boucher les yeux
Du ciel pour qu’il ne pleure pas à nouveau. (8)
Elles traversent ce destin,
Entre l’ignorance et le courage, (9)
Lumière dans l’obscurité, les mères de l’Amour

Et demain elles poursuivront leur marche avec du feu dans les pieds,
En brûlant l’oubli, le silence et le pardon.
Elles franchissent toutes les flaques
De la douleur qui saignait.
En répandant la foi, les mères de l’Amour.

1) la photo - les photos - de leur(s) disparu(s) qu’elles portent devant elles.

2) malgré la fatigue, le poids des années.

3) refusant d’abandonner la justice pour l’assassinat de leurs enfants et la réconciliation avec les assassins.

4) foi dans les idées et le combat révolutionnaire de leurs enfants.

5) Les salauds jamais jugés et châtiés sont plus nombreux que les justes reconnus comme tels.

6) les protestations de douleur des mères vont continuer malgré l’indifférence.

7) les gens, le temps, les lieux, l’indifférence encore de certains, demeurent.

8) Impassibles, elles consolent les autres.

9) elles continuent leur lutte en défiant le danger